Pourparlers entre le Fatah et le Hamas pour essayer d’enterrer la hache de guerre
Rechercher

Pourparlers entre le Fatah et le Hamas pour essayer d’enterrer la hache de guerre

Le président de l’AP Abbas accuse également les Etats-Unis de retarder la solution au conflit israélo-palestinien

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rencontre le président soudanais (non visible sur la photo) à son arrivée à l'aéroport de Khartoum, le 19 juillet 2016. (Crédit : AFP/Ashraf Shazly)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rencontre le président soudanais (non visible sur la photo) à son arrivée à l'aéroport de Khartoum, le 19 juillet 2016. (Crédit : AFP/Ashraf Shazly)

Le Fatah et le Hamas, les deux principales factions palestiniennes, vont tenir une nouvelle série de pourparlers de réconciliation dans les semaines à venir dans le but de recréer des liens après près d’une décennie d’hostilité, a révélé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas mercredi.

Dans une interview avec une chaîne de télévision soudanaise, Abbas a déclaré que les deux parties tiendront un nouveau cycle de négociations pour discuter des mesures pour les élections générales afin de choisir un président et des membres du Parlement, et de mettre en place un gouvernement d’unité.

« Nous avons besoin de réconciliation nationale le plus tôt possible, parce que sans l’unité entre la terre et les gens de la Cisjordanie et de Gaza, il n’y aura pas d’Etat palestinien », a déclaré Abbas, selon le site d’information palestinien Shasha.

Les dernières élections législatives palestiniennes ont été organisées en 2006, à la suite desquelles le Hamas a violemment évincé le Fatah de la bande de Gaza. Le parti Fatah de Abbas contrôle la Cisjordanie, où il a repoussé les tentatives du Hamas d’accroître son influence.

Les dernières élections présidentielles ont eu lieu en 2005 et Abbas occupe la présidence depuis.

Le Hamas et le Fatah ont récemment convenu d’organiser des élections municipales à Gaza et en Cisjordanie pour la première fois en 11 ans. Elles sont prévues pour le 8 octobre.

Le premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah (à gauche) et l'ancien Premier ministre et dirigeant du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh, le 9 octobre 2014 à Gaza (Crédit photo : Said Khatib/AFP)
Le premier ministre de l’Autorité palestinienne Rami Hamdallah (à gauche) et l’ancien Premier ministre et dirigeant du Hamas à Gaza Ismail Haniyeh, le 9 octobre 2014 à Gaza (Crédit photo : Said Khatib/AFP)

Plusieurs tentatives de réconciliation au fil des années ont permis des accords entre le Fatah et le Hamas en 2012 et 2014, mais aucun changement de fond dans le statu quo n’a été effectué.

Le ‘retardement’ de la résolution du problème palestinien par les États-Unis

Abbas a également accusé les Etats-Unis dans son interview à la télévision soudanaise de paralyser ses efforts pour parvenir à un accord sur le statut définitif du conflit israélo-palestinien.

« Les Etats-Unis essayent de repousser une solution juste à la question palestinienne sous prétexte qu’ils sont trop occupés avec d’autres questions », a déclaré Abbas.

« L’Amérique doit apprendre que sans une solution juste et globale à la question palestinienne, la région ne pourra pas jouir de la sécurité et de la paix », a-t-il affirmé.

Les pourparlers de négociation de paix américains entre Israël et l’Autorité palestinienne ont été rompus en avril 2014 au milieu des récriminations mutuelles.

Le président français François Hollande (à droite) et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son arrivée au palais de l'Elysée, à Paris, le 21 juillet 2016. (Crédit : AFP/Pool/Stéphane de Sakutin)
Le président français François Hollande (à droite) et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son arrivée au palais de l’Elysée, à Paris, le 21 juillet 2016. (Crédit : AFP/Pool/Stéphane de Sakutin)

Les États-Unis ont soutenu, quoique avec peu d’enthousiasme, l’initiative de paix française. Ramallah a placé ses espoirs dans une solution pour mettre fin au conflit par le biais d’une approche régionale.

Le gouvernement israélien s’oppose à l’initiative française, faisant valoir que seules des négociations bilatérales peuvent être efficaces.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...