Rivlin reçoit une délégation bahreïnie avec un membre de la famille royale
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Rivlin reçoit une délégation bahreïnie avec un membre de la famille royale

Le cheikh Khalid bin Khalifa Al Khalifa, président du conseil d'administration du King Hamad Global Center for Peaceful Coexistence, venait promouvoir la coexistence

Le président Reuven Rivlin, à droite, reçoit une délégation du King Hamad Global Center for Peaceful Coexistence, emmenée par le Sheikh Khalid bin Khalifa Al Khalifa, à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 26 novembre 2020. (Crédit : Mark Neyman/GPO)
Le président Reuven Rivlin, à droite, reçoit une délégation du King Hamad Global Center for Peaceful Coexistence, emmenée par le Sheikh Khalid bin Khalifa Al Khalifa, à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 26 novembre 2020. (Crédit : Mark Neyman/GPO)

Le président Reuven Rivlin a accueilli jeudi une délégation bahreinie en Israël, venue promouvoir la coexistence et emmenée par un membre de la famille royale, selon un communiqué du bureau du président.

La visite d’un groupe du King Hamad Global Center for Peaceful Coexistence intervient dans le prolongement de l’établissement de liens diplomatiques entre Israël et Bahreïn en septembre.

Ils étaient emmenés par le cheikh Khalid bin Khalifa Al Khalifa, qui est non seulement président du conseil d’administration du centre, mais aussi membre de la famille royale bahreïnie.

« Israël et Bahreïn accordent tous deux de l’importance à la liberté de religion et à la tolérance, et considèrent les différentes communautés qui composent leurs sociétés comme une source de force », a déclaré Rivlin à la délégation à la résidence présidentielle à Jérusalem.

« Comme Sa Majesté le roi Hamad l’a si bien dit dans sa déclaration, la religion doit être une force d’harmonie et de coopération dans le monde entier », a ajouté Mme Rivlin. « Nous ne devons pas permettre à la religion d’être une excuse la violence. »

Le président a exprimé ses remerciements à Bahreïn pour le soutien qu’il apporte à la communauté juive du royaume et « sa position ferme contre toutes les formes d’antisémitisme », selon la déclaration.

A l’issue de leur rencontre, les visiteurs ont remis à Rivlin une copie en hébreu d’une déclaration du roi de Bahreïn de 2017 en faveur de la tolérance et de la coexistence interreligieuses.

Le voyage de la délégation en Israël faisait suite à la toute première visite d’un ministre des Affaires étrangères bahreïni dans l’État juif la semaine dernière. Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Abdullatif bin Rashid al-Zayani, était de passage aux côtés du secrétaire d’État américain Mike Pompeo.

Lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, al-Zayani a appelé à la reprise des pourparlers de paix israélo-palestiniens. Rivlin a également accueilli al-Zayani pendant son séjour en Israël.

Le secrétaire d’État américain Michael R. Pompeo, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid Al-Zayani au début de leur réunion trilatérale à Jérusalem, le 18 novembre 2020. Le secrétaire adjoint aux affaires proche-orientales, David Schenker, et l’ambassadeur des États-Unis en Israël, David Friedman, ont également assisté à la réunion. (Ron Przysucha/Département d’Etat américain)

Depuis qu’ils ont établi des liens diplomatiques, Israël et Bahreïn ont convenu d’ouvrir des ambassades réciproques.

Bahreïn et les Émirats arabes unis ont signé les accords d’Abraham et une « déclaration de paix » avec Israël lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 15 septembre à la Maison Blanche.

Le 25 octobre, al-Zayani a signé huit accords bilatéraux, dont un « Communiqué conjoint sur l’établissement de relations diplomatiques, pacifiques et amicales » avec Israël lors d’une cérémonie à Manama.

Le premier vol commercial entre Dubaï et Tel-Aviv a eu lieu jeudi.

Depuis les Accords historiques d’Abraham, le Soudan a suivi le mouvement et a accepté de forger des liens avec Israël.

Ces accords ont brisé un consensus arabe de longue date selon lequel il ne devrait pas y avoir de normalisation avec Israël tant que celui-ci n’aura pas conclu un accord de paix global avec les Palestiniens.

Depuis des années, plusieurs États arabes du Golfe ont discrètement établi des relations avec Israël sur la base d’une animosité partagée envers l’Iran, les États-Unis soutenant le processus.

Le poids lourd régional qu’est l’Arabie saoudite s’est jusqu’à présent abstenu de formaliser ses liens avec Israël, mais a donné son feu vert au survol de l’État juif, en signe d’approbation implicite. Lundi, Netanyahu se serait rendu en Arabie Saoudite pour une réunion tripartite avec le dirigeant de facto du royaume, Mohammed bin Salman, et Pompeo, bien qu’aucun accord de normalisation n’ait été conclu.

La visite secrète n’a été révélée dans les médias qu’après le retour de Netanyahu en Israël. Le bureau du Premier ministre ne l’a pas confirmée et l’Arabie saoudite l’a démentie. Néanmoins, le pays du Golfe a été classé le lendemain du présumé voyage, pays vert, alors que les citoyens des deux pays n’ont officiellement aucun moyen de voyager dans les pays respectifs.

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