Rome renonce au système anti-drones de l’israélien Rafael après une décision de justice – média
L’équipement israélien aurait été classé comme matériel militaire et ne disposait pas des autorisations requises, annulation intervenant sur fond de tensions croissantes entre l’Italie et Israël
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L’aéroport international Léonard de Vinci-Fiumicino de Rome, principal aéroport de la capitale italienne, a résilié un contrat conclu avec l’entreprise publique israélienne de défense Rafael Advanced Defense Systems pour l’exploitation d’un système anti-drones, à la suite d’une décision de justice, a rapporté jeudi le journal italien Il Messaggero.
Selon cet article, le contrat avait été conclu pour l’exploitation d’un système anti-drones destiné à détecter et à neutraliser les drones non autorisés. Toutefois, des techniciens du gouvernement ont déterminé que le système installé à l’aéroport était de nature militaire et non civile, et qu’il ne disposait donc pas des autorisations nécessaires.
Les autorités aéroportuaires ont défendu l’utilisation de ce système, affirmant qu’une technologie similaire était déjà déployée ailleurs en Europe.
L’accord, signé en 2022, sera transféré à un prestataire italien, a précisé Il Messaggero.
Cette annulation survient dans un contexte de tensions croissantes entre l’Italie et Israël.
En avril, le gouvernement de la Première ministre italienne Giorgia Meloni a refusé de renouveler un accord de coopération militaire de longue date avec Israël, en raison du conflit en cours au Moyen-Orient.
« Compte tenu de la situation actuelle, le gouvernement a décidé de suspendre le renouvellement automatique de l’accord de défense avec Israël », avait-elle déclaré à l’époque.
Ce protocole d’accord, signé pour la première fois en 2003 et ratifié en 2005, établissait un cadre de coopération en matière de défense et de recherche scientifique, et était renouvelé automatiquement tous les cinq ans.
À l’époque, Israël avait minimisé cette décision, le ministère des Affaires étrangères affirmant que le protocole n’avait jamais comporté de « contenu substantiel » et que son expiration n’aurait aucune incidence sur la sécurité israélienne.
Les relations se sont encore tendues en mai de cette année, lorsque le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a publié une vidéo où l’on le voyait humilier des activistes de la Global Sumud Flotilla, dont plusieurs étaient italiens. Meloni a qualifié la vidéo « d’inacceptable », a exigé des excuses concernant le traitement qui leur avait été réservé et a convoqué l’ambassadeur d’Israël à Rome.
Elle a également écrit sur le réseau social X que son gouvernement prenait immédiatement des mesures au plus haut niveau pour obtenir la libération de tous les citoyens italiens détenus.
Le gouvernement Meloni entretenait auparavant des liens particulièrement étroits avec Israël, mais alors que de nombreux Italiens descendent dans la rue pour dénoncer Israël depuis le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, puis la guerre qui s’ensuit contre le groupe terroriste palestinien à Gaza, le gouvernement de droite subit des pressions quant à sa position sur le conflit.
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