Rouhani rencontre le chef du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique
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Rouhani rencontre le chef du groupe terroriste palestinien du Jihad islamique

"La guerre sainte des Palestiniens doit continuer" jusqu'à ce qu'Israël se rende, affirme le président iranien

Le président Hassan Rouhani s'exprime devant le parlement à Téhéran, le 28 août 2018. (Crédit : AFP / ATTA KENARE)
Le président Hassan Rouhani s'exprime devant le parlement à Téhéran, le 28 août 2018. (Crédit : AFP / ATTA KENARE)

Le président iranien Hassan Rouhani a rencontré mardi le dirigeant du mouvement terroriste palestinien du Jihad islamique et a encouragé les Palestiniens à « se battre et résister » jusqu’à la capitulation d’Israël.

« Les Palestiniens doivent poursuivre le djihad jusqu’à ce que l’ennemi sioniste capitule et rende ses droits à la nation palestinienne », a déclaré Hassan Rouhani, d’après son cabinet.

C’est au terme de sa rencontre avec Ziad al-Nakhala que le président s’est exprimé. Le Palestinien a rencontré d’autres dirigeants iraniens à Téhéran.

« Malgré la réunion de Madrid et les accords d’Oslo, les Israéliens n’ont jamais accepté les droits des Palestiniens, se battre et résister est donc la seule solution », affirme Rouhani, en référence à une conférence et des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens.

« Tous les peuples de la région doivent doivent considérer le régime sioniste comme non seulement l’ennemi de la nation palestinienne, mais également l’ennemi de la région toute entière », a-t-il ajouté.

Le président iranien a également déclaré que l’administration Trump soutenait le projet israélien de « dominer toute la région ».

« Malgré tous les efforts des États-Unis et du régime sioniste, les nations ainsi que les gouvernements n’ont pas cédé à l’avidité des ennemis », poursuit-il.

Remerciant Rouhani pour son soutien, Nakhala a estimé que les efforts américains pour promouvoir la paix entre Israël et Palestine visaient à renier les droits des Palestiniens.

« Les pressions et différentes agressions américaines et israéliennes contre les Palestiniens sur fond d’Accord du siècle ont pour but de clore le dossier palestinien et nous pensons que les pressions américaines sur l’Iran relèvent de ce projet », a-t-il déclaré, faisant référence au plan de paix du président américain.

Les dernières commentaires de Rouhani, considéré comme plutôt modéré, succèdent à ses propos tenus en novembre qualifiant Israël de « tumeur cancéreuse ».

Alors que les dirigeants iraniens condamnent régulièrement l’État hébreu et prédisent sa disparition, Rouhani s’était retenu d’employer une telle rhétorique jusque-là.

Le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, lors d’une réunion à Téhéran, le 13 août 2018 (Crédit : Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Les commentaires du président iranien appelant au « combat et à la résistance » contre Israël font écho à ceux tenus lundi par le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, lors d’une rencontre avec Nakhala.

« La Palestine persistera, et par la grâce de dieu, la nation palestinienne finira par vaincre dans un futur proche », a dit l’ayatollah à Nakhala, lequel a pris la direction du JID en septembre denier.

Il avait prédit que les Palestiniens pourraient bientôt « établir un gouvernement à Tel Aviv ».

Nakhala, basé en Syrie et considéré comme proche de l’Iran et du Hezbollah libanais, a dit à Khamenei que « le peuple de Gaza résiste au régime sioniste et au complot de l’Accord du siècle », d’après un communique du cabinet de Khamenei.

« Aujourd’hui, les capacités et la puissance de la résistance islamique en Palestine sont plus fortes que jamais, ainsi si la guerre éclate, Tel Aviv ainsi que d’autres villes et implantations du régime sioniste seront à la portée de milliers de missiles de la Résistance », a-t-il menacé.

Les membres du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, parrainé par l’Iran, défilent pendant une parade militaire à Gaza City, le 4 octobre 2018 (Crédit : Anas Baba/AFP PHOTO)

Né à Gaza en 1953, Nakhala est devenu le nouveau leader du Jihad islamique depuis 20 ans en septembre denier.

Le groupe est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis et l’Union européenne. Washington avait même qualifié Nakhala lui-même de « terroriste international » en 2014.

Le Jihad islamique s’oppose aux accords de paix signés entre Israël et le gouvernement palestinien reconnu par la communauté internationale.

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