Saise d’armes de contrebande en provenance du Liban destinées au terrorisme
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Saise d’armes de contrebande en provenance du Liban destinées au terrorisme

Les autorités estime qu'il s'agit de plus importante saisie effectuée et pensent que le Hezbollah préfère faciliter les attaques en Israël plutôt qu'à la frontière

Des dizaines d'armes à feu saisies lors d'une opération de contrebande en provenance du Liban, le 10 juillet 2021. (Crédit : Forces de défense israéliennes)
Des dizaines d'armes à feu saisies lors d'une opération de contrebande en provenance du Liban, le 10 juillet 2021. (Crédit : Forces de défense israéliennes)

Les responsables de la sécurité israélienne pensent que des dizaines d’armes saisies à la frontière libanaise pendant la nuit, introduites en contrebande dans le pays, étaient destinées à être utilisées dans des attaques terroristes à l’intérieur d’Israël, selon les rapports télévisés de samedi.

Selon Kan et la Treizième chaîne , les responsables pensent que les armes et les munitions étaient destinées à des agents terroristes arabes israéliens, avec le soutien du groupe terroriste libanais Hezbollah.

Les responsables de la sécurité ont déclaré à la Treizième chaîne que la saisie était « la plus grande tentative de contrebande depuis des années ». La Douzième chaîne a appris que les responsables de la défense ne se souvenaient pas d’une tentative aussi importante, en termes de nombre d’armes impliquées et de leur qualité.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les forces de sécurité ont déjoué une tentative de contrebande, du Liban vers le nord d’Israël, de 43 armes de poing et de munitions d’une valeur de quelque 2,7 millions de shekels, selon les estimations de la police.

La police et l’armée israélienne ont annoncé samedi qu’elles enquêtaient pour savoir si cette opération avait été menée avec l’aide du Hezbollah.

Alors que le Liban est confronté à une crise financière majeure, le Hezbollah préférerait armer d’autres personnes en vue d’une attaque à l’intérieur d’Israël, plutôt qu’une agression directe à la frontière, ont déclaré des responsables à la Douzième chaîne.

Une attaque du Hezbollah sur la frontière elle-même entraînerait probablement un affrontement avec l’armée israélienne, ce qui pourrait conduire à une guerre totale au Liban.

Le Liban est aux prises avec une série de pénuries, notamment d’essence, et le gouvernement envisage de supprimer les subventions qu’il ne peut plus se permettre, dans le contexte de ce que la Banque mondiale considère comme l’une des pires crises financières depuis les années 1850.

La monnaie locale a perdu plus de 90 % de sa valeur sur le marché noir et les compagnies d’électricité de l’État libanais fournissent moins de cinq heures d’électricité par jour dans la plupart des régions, car elles peinent à trouver les devises nécessaires pour importer du carburant.

Le Liban est sans gouvernement depuis que le précédent a démissionné, après une explosion meurtrière en août dernier au port de Beyrouth, mais la classe politique, profondément divisée, n’a pas réussi depuis à se mettre d’accord sur un nouveau cabinet pour sortir la nation de la crise.

Le porte-parole arabe de Tsahal a souligné la valeur monétaire des armes confisquées lors de la saisie, alors que le voisin du nord d’Israël est confronté à une crise financière majeure.

« La valeur estimée des armes passées en contrebande depuis le Liban et saisies par nous est d’environ 1 248 000 000 de livres libanaises (827 000 dollars) », a tweeté Avichay Adraee.

« Combien de lait pour les enfants, combien de couches, combien de litres de carburant, et combien de médicaments pourraient être achetés pour les citoyens libanais avec cet argent ? » a-t-il ajouté.

Des manifestants antigouvernementaux lancent des pétards contre la police anti-émeute, en arrière-plan, lors d’une manifestation près de la place du Parlement, au centre de Beyrouth, Liban, le 15 décembre 2019. (Crédit : AP Photo/Hussein Malla)

Dans ce contexte de crise, le Hezbollah est soupçonné d’avoir poursuivi ses opérations de contrebande d’armes et de drogues.

Plus d’une douzaine de tentatives de contrebande d’armes ont été déjouées le long de la frontière nord depuis le début de 2021,et plus de 120 fusils et pistolets ont été confisqués, selon la police.

Toutefois, les responsables de la sécurité pensent qu’un certain nombre de tentatives ont été couronnées de succès, selon Kan.

Le mois dernier, Israël a arrêté un suspect et saisi un certain nombre d’armes lors d’une tentative de contrebande apparemment similaire.

Selon la police, un habitant d’Ein Qiniyye, un village druze du plateau du Golan, a été arrêté dans un champ près de la ville de Metula, adjacente à la frontière avec le Liban, alors qu’il tentait de faire passer un stock d’armes dans un tracteur sous couvert d’une activité agricole. À l’intérieur du tracteur, les forces de l’ordre ont trouvé 12 pistolets d’une valeur d’environ 500 000 shekels.

Les forces de sécurité israéliennes déjouent une tentative de contrebande d’armes à la frontière avec le Liban, le 18 juin 2021. (Police israélienne)

Le mois dernier également, les forces de sécurité israéliennes ont arrêté un père et un fils arabes israéliens soupçonnés d’avoir introduit clandestinement en Israël une grande quantité de haschisch et d’armes à feu en provenance du Liban, potentiellement pour le compte de l’organisation terroriste Hezbollah, selon l’armée.

Au début du mois, Adraee a désigné un haut responsable du Hezbollah du nom de Hajj Khalil Harb comme responsable de la coordination des tentatives de contrebande vers le nord d’Israël.

Selon Adraee, Harb est un conseiller principal du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Le groupe terroriste est connu pour financer ses activités par la vente de drogues dans le monde entier, notamment en produisant de grandes quantités de haschisch dans l’est du Liban.

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