Trump affirme que les US « décimeront » l’Iran si le pays tente de l’assassiner
Le président américain a prévenu qu'un millier de missiles sont "prêts à tirer" en direction de la république islamique si Téhéran met ses menaces à exécution
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Donald Trump a fait savoir, dans la journée de samedi, qu’il avait ordonné à l’armée de se tenir prête à lancer des frappes de grande envergure à l’encontre de l’Iran si le gouvernement iranien devait tenter de l’assassiner – ou y parvenir.
« Un millier de missiles sont prêts à tirer, pointés en direction de la république islamique d’Iran, et des milliers d’autres suivront immédiatement si le gouvernement iranien met à exécution sa menace, proclamée aux quatre coins du globe, d’assassiner ou de tenter d’assassiner le président en exercice des États-Unis d’Amérique, c’est-à-dire MOI ! », a-t-il annoncé dans un message qui a été posté sur Truth Social, sa plateforme.
« Les ordres ont d’ores et déjà été donnés, et l’armée américaine est prête, disposée et capable, pendant une période d’un an – une période susceptible d’être prolongée – de décimer et de détruire complètement toutes les régions d’Iran — GLOIRE À ALLAH ! », a-t-il ajouté.
Des propos qui ont été tenus deux jours après que le Wall Street Journal a signalé – citant des sources proches du dossier – qu’Israël avait partagé avec les États-Unis des renseignements concernant d’éventuels projets iraniens visant à tuer le président américain.
Deux responsables américains ont indiqué à la Treizième chaîne que ces informations portaient sur des discussions générales qui avaient eu lieu entre des responsables iraniens sur un éventuel assassinat de Trump et non un complot spécifique, ajoutant qu’Israël avait fourni des informations similaires sur des plans de Téhéran ou de ses proxys au cours des douze derniers mois.
Les responsables ont confié qu’ils pensaient qu’Israël avait transmis ces informations aux États-Unis afin d’améliorer les relations entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et Trump, et dans le but d’essayer d’influencer la politique de Washington vis-à-vis de l’Iran.
Vendredi, Trump a démenti ces informations, déclarant au New York Post lors d’un entretien téléphonique : « Non, non. Israël n’a rien trouvé. Non, non. »
« Je suis en tête [de la liste des cibles à abattre de l’Iran] depuis longtemps, et c’est comme ça que ça se passe », a-t-il ajouté.
L’Iran s’est ouvertement engagé à assassiner Trump depuis que les États-Unis ont tué le général Qassem Soleimani, des forces al-Quds du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), en 2020 – et les appels à la mort du président américain ont occupé une place prépondérante lors des récentes commémorations qui ont été organisées en hommage au guide suprême assassiné, l’ayatollah Ali Khamenei.
« La seule chose, c’est que j’ai laissé des instructions : s’il arrive quoi que ce soit, il faut littéralement les bombarder à une échelle qu’ils n’ont jamais connue auparavant », a ajouté Trump lors de cet appel téléphonique. « J’espère que je vous manquerai ».
Craignant une tentative d’assassinat, Trump a quitté la Turquie de manière inattendue, cette semaine, à bord d’un ancien Air Force, abandonnant le jet ultra-luxueux et rénové qui lui a récemment été offert par le Qatar, et qu’il avait emprunté pour se rendre à Ankara. Le New York Times a rapporté que cette décision avait été prise sur la recommandation des services secrets américains et à titre de précaution.
Ces plans présumés de l’Iran visant l’assassinat de Trump suivent de multiples tentatives d’assassinat qui ont été lancées contre le président américain. Huit hommes ont ainsi été mis en examen jeudi pour le rôle présumé qu’ils ont joué dans le cadre d’un complot ourdi contre des personnalités liées à Israël – notamment Trump, le vice-président JD Vance, d’autres responsables fédéraux, l’homme d’affaires « trillionnaire » Elon Musk et « d’autres cibles de grande importance », lors de l’événement de l’UFC qui avait été organisé à la Maison Blanche le mois dernier.
Le complot avait été déjoué.
Les procureurs fédéraux ont également affirmé que le groupe prévoyait d’assassiner Netanyahu, qui n’était pas présent à l’événement.
Par ailleurs, en 2024, les procureurs américains avaient annoncé des mises en examen dans le cadre d’un complot iranien présumé qui visait à assassiner Trump et un éminent journaliste dissident irano-américain.
la Communauté du Times of Israël !







