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Tsahal organise un exercice militaire près de la frontière avec le Liban

L'armée a déclaré que l'exercice dans la région du Mont Dov a été planifié à l'avance ; des explosions étaient attendus jeudi matin dans les villes de la région de Galilée

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des soldats de la réserve d'artillerie participent à un exercice sur les hauteurs du Golan, dans le nord d'Israël, le 28 mars 2022. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)
Des soldats de la réserve d'artillerie participent à un exercice sur les hauteurs du Golan, dans le nord d'Israël, le 28 mars 2022. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Tsahal a déclaré qu’elle effectuerait un exercice militaire dans la région de la Galilée, dans le nord d’Israël, jeudi matin, qui comprendra des tirs d’artillerie vers la région du Mont Dov, à la frontière avec le Liban.

Tsahal a indiqué que l’exercice se terminera dans l’après-midi de jeudi. Des explosions devraient être entendues dans les villes voisines, a précisé l’armée.

L’armée a déclaré que l’exercice avait été planifié en amont, indiquant qu’il ne découlait pas d’une nouvelle évaluation.

Le Mont Dov, également connu sous le nom de Fermes de Sheba, est une zone contestée revendiquée par Israël, le Liban et la Syrie.

Israël et le Liban sont toujours techniquement en guerre et la zone frontalière est le théâtre d’incidents sporadiques.

Au début du mois, 19 roquettes tirées par le groupe terroriste libanais du Hezbollah étaient dirigées vers le Mont Dov. Selon Tsahal, 10 projectiles ont été interceptés par le système de défense antimissile du Dôme de Fer et six ont atterri dans des zones ouvertes autour de la colline. Trois autres roquettes n’ont pas réussi à franchir la frontière et sont retombées en territoire libanais, selon l’armée.

En juillet 2020, une cellule du Hezbollah a tenté un assaut contre une base militaire du Mont Dov. Elle a été déjouée par Tsahal, et la preuve de la tentative d’attaque a été présentée aux Nations unies. Le Hezbollah nie toujours officiellement l’incident.

Suite aux tensions liées à la plateforme pétrolière, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti que son organisation ne resterait pas inactive si Israël décidait d’extraire du gaz d’une réserve offshore contestée. Il a laissé entendre que le Hezbollah pourrait s’opposer aux forages, par la force s’il le fallait.

Illustration : Energean en opération dans le champ pétrolier de Karish, au large d’Israël, en 2020. (Crédit : Capture d’écran sur YouTube)

Israël et le Liban sont toujours en désaccord sur les droits relatifs au champ gazier de Karish, qui, selon le gouvernement israélien, se trouve dans sa zone économique exclusive reconnue par l’ONU, tandis que le Liban affirme que les eaux sont contestées.

Les pourparlers sur le gisement sont gelés depuis l’année dernière, après que le Liban a tenté d’étendre ses revendications à la zone qu’Israël revendique comme étant la sienne. Mais Beyrouth a demandé le retour de l’envoyé américain à l’énergie, Amos Hochstein, au début du mois, après qu’Israël a déplacé une plateforme de gaz naturel dans son champ de gaz naturel offshore de Karish.

L’arrivée du navire, exploité par la société Energean basée à Londres, a provoqué la colère du Liban.

Israël a déclaré qu’il était « prêt à défendre » l’installation. Selon le radiodiffuseur public Kan, Tsahal a également déployé des forces navales dans la zone, notamment une version navale du système de défense antimissile du Dôme de fer sera aussi aussi déployée dans la zone à des fins de protection accrue.

Un système de défense antimissile du Dôme de fer tire un intercepteur depuis une corvette Saar-6, sur une cible lors d’un exercice début 2022. (Crédit : Ministère de la Défense)

Au début du mois, Tsahal a organisé un important exercice militaire à Chypre, simulant une offensive terrestre au cœur du Liban lors d’une guerre éventuelle contre le groupe terroriste Hezbollah soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah représente depuis longtemps la menace militaire la plus importante pour Tsahal, avec un arsenal estimé à près de 150 000 roquettes et missiles pouvant atteindre n’importe quel endroit en Israël.

La finalité de l’exercice était de parvenir à stopper des tirs de roquettes incessants du Hezbollah sur Israël, par une offensive terrestre menée depuis le Liban. Selon les autorités militaires, la seule façon d’atteindre cet objectif est d’être « significativement présent » dans les zones d’où les attaques sont lancées, en gardant l’ennemi à distance de la frontière.

Une semaine auparavant, le Commandement du Front intérieur a simulé une flambée de violence de plusieurs jours avec le Hezbollah, débouchant sur d’intenses tirs de roquettes endommageant lourdement 80 sites et faisant quelque 300 victimes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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