Un bébé libanais nommé Avivim, comme le village israélien visé par le Hezbollah
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Un bébé libanais nommé Avivim, comme le village israélien visé par le Hezbollah

"Ce nom a un objectif clair, l'ennemi israélien sait ce que nous voulons dire", a déclaré le père après l'attaque d'un missile qui a raté de peu un véhicule de Tsahal

Une petite libanaise nouveau-née nommée Avivim d'après un village israélien ciblé par le Hezbollah, septembre 2019. (Capture d'écran : YouTube)
Une petite libanaise nouveau-née nommée Avivim d'après un village israélien ciblé par le Hezbollah, septembre 2019. (Capture d'écran : YouTube)

Un couple libanais a baptisé leur fille nouveau-née du nom d’une localité du nord d’Israël qui a été le théâtre d’une attaque dimanche par le groupe terroriste du Hezbollah, ont rapporté mardi les médias locaux.

Le bébé est né quelques heures après qu’un missile antichar a été tiré sur un véhicule militaire israélien près de la localité d’Avivim, en le ratant de plusieurs mètres.

Bien que l’armée israélienne ait déclaré qu’aucun soldat n’avait été blessé lors de l’incident et qu’aucune information n’indique le contraire, le Hezbollah maintient qu’il y a eu des victimes et a célébré cet acte comme une « victoire ».

La chaîne de télévision libanaise Al Jadeed a rapporté mardi que le bébé s’appelait « Avivim », ajoutant que « le père d’Avivim n’a pas hésité à donner un nom hébreu à sa fille car cela lui rappelle chaque jour la promesse de la résistance ».

« Nous allions l’appeler Riman, mais à cause de cet événement, nous l’avons appelée Avivim », dit le père, qui n’était pas identifié par son nom dans le rapport.

« Ce nom a un but clair, l’ennemi israélien sait ce que nous entendons par ‘Avivim’, il sait ce que cela signifie pour lui », a-t-il poursuivi.

Le père a dit qu’il pourrait nommer d’autres bébés d’après les noms hébraïques commémorant les succès présumés du Hezbollah, en citant comme exemples « Dovev », « Tzabar » et « Netanya ».

Dovev est une petite localité du nord d’Israël qui a été évacuée pendant la Première Guerre du Liban en 1982. Quatre roquettes Katyusha ont atterri à l’époque à sa périphérie.

Tzabar est un bataillon de Tsahal appartenant à la brigade Givati. Son commandant Shmuel Adiv a été tué en 1988 dans une fusillade avec des combattants du Hezbollah.

Netanya est une ville du centre d’Israël, au nord de Tel Aviv. Pendant la deuxième guerre du Liban en 2006, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a menacé de lancer des roquettes qui atteindraient Netanya, mais cela ne s’est pas produit.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi il n’avait pas de problème avec les noms hébraïques, le père d’Avivim a répondu : « Je n’ai pas de problème avec eux s’ils ont un but précis qui renforcent la victoire et nous rappellent un très bon événement ».

« Chaque fois que j’appellerai Avivim, je me souviendrai de la promesse de Sayyed Nasrallah. S’il a promis, il tiendra parole », a-t-il ajouté, faisant probablement référence à la promesse du chef du Hezbollah de se venger d’une frappe israélienne la semaine dernière en Syrie qui a tué deux membres du Hezbollah, ainsi que d’une attaque séparée de drone sur un centre du Hezbollah à Beyrouth imputée à l’État juif.

Les médias israéliens ont rapporté qu’un véhicule médical de Tsahal transportant cinq soldats a failli être touché directement par un tir antichar du Hezbollah lors de l’attaque de dimanche le long de la frontière nord, alors qu’il roulait sur une route non protégée en violation manifeste des directives militaires.

Ces reportages concordent avec les images diffusées lundi par la télévision affiliée au Hezbollah et avec les images des caméras de sécurité israéliennes publiées peu après. Ces images montrent deux missiles antichars qui semblent manquer de peu le véhicule de Tsahal sur la route entre Avivim et le kibboutz Yiron, près de la frontière nord.

Des photos et des vidéos montrant des soldats blessés évacués par hélicoptère de la scène ont été un stratagème visant à faire croire au Hezbollah qu’il avait fait des victimes, selon des sources israéliennes.

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