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Un plongeur trouve une seconde épée de croisé en 5 ans au large des côtes israéliennes

Un artefact vieux de 800 ans et d'une longueur d'un mètre, découvert au large de Dor Beach, passe un scanner à l'hôpital Medica Elisha

Une épée de croisé datant du XIIe siècle a été découverte au large de la côte du Carmel, dans la région de Dor Beach, lors d'une découverte annoncée le 22 février 2026. (Crédit images sous-marines : Shlomi Katzin - Crédit images scanner : Dr Eyal Berkowitz/Medica Diagnostics - Université de Haïfa)

Une épée d’un mètre de long, datant approximativement du XIIe siècle de l’ère commune, a été découverte par hasard au large de la côte du Carmel, dans la région de la plage de Dor, a annoncé dimanche l’université de Haïfa.

Cette relique a été repérée par Shlomi Katzin, un étudiant du département des civilisations maritimes de l’université, qui avait déjà retrouvé une épée similaire dans la région en 2021.

C’est avec l’autorisation de l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA) que l’épée a été ramenée à terre et a subi des examens approfondis, parmi lesquels un scanner à l’hôpital Medica Elisha, dans le but d’étudier ses caractéristiques et son état de conservation, sous la couche de coquillages et de minéraux qui l’ont recouverte au fil des siècles.

« Cette découverte extrêmement rare nous renseigne sur la présence des croisés le long des côtes du pays », a indiqué la professeure Deborah Cvikel, de l’université de Haïfa, dans un communiqué. « À ce jour, seule une poignée d’épées similaires datant de la période des Croisades ont été découvertes en Israël. Cette trouvaille contribue grandement à notre compréhension de ce qu’étaient les mouillages maritimes et des conditions de vie des guerriers à cette époque. »

C’est en se baignant dans la région que Katzin a découvert l’épée. Il a d’abord remarqué un groupe de plongeurs équipés d’un détecteur de métaux. Inquiet à l’idée qu’ils puissent piller des antiquités, il a réussi à les éloigner. Il a ensuite repéré l’épée dans le sable et a alerté Cvikel, qui a alors contacté l’IAA. Le communiqué ne précise pas quand exactement l’artefact a été trouvé.

Une fois sortie de la mer, l’épée a été confiée à l’hôpital privé Elisha de Haïfa, où elle a subi un scanner.

L’épée des croisés, vieille de 800 ans, telle qu’elle a été trouvée dans la mer au large de la côte de Neve Yam en octobre 2021. (Crédit : Shlomi Katzin/IAA)

« Cette technologie nous a permis de regarder à travers les couches successives du temps et de la pierre », a expliqué le Dr Eyal Berkowitz, directeur médical de Medica Diagnostics et maître de conférences à la faculté de médecine de l’université de Haïfa, dans un communiqué. « À l’aide d’un scanner, nous avons pu examiner ce que l’œil humain ne peut voir, à savoir la structure interne de l’épée et son état matériel précis, via un examen non invasif qui a préservé l’intégrité de cet artefact rare pour les générations futures. »

Selon les chercheurs, cette épée n’a pas été fabriquée en Terre d’Israël, mais a été importée d’Europe. Il ne reste que très peu de traces du fer d’origine.

La période des Croisades en Israël a débuté en 1099, lorsque Jérusalem a été conquise au califat fatimide, et a duré environ 200 ans.

Une épée de croisé datant du XIIe siècle, découverte au large de la côte du Carmel lors d’une découverte annoncée le 22 février 2026, passe un scanner à l’hôpital Medica Elisha. (Crédit : Dr Eyal Berkowitz/Medica Diagnostics – Université de Haïfa)

« Depuis leur invention, les épées ont figuré parmi les outils les plus importants de l’histoire de l’humanité », a expliqué Sara Lantos, de l’université de Haïfa, qui a récemment publié une étude sur trois épées découvertes en Israël. « Au Moyen Âge, l’épée est devenue le signe distinctif des chevaliers et de la chevalerie, ainsi qu’un symbole de la foi chrétienne. Il s’agissait également de l’une des armes les plus couramment utilisées par les chevaliers croisés, pour qui elles étaient vitales. »

« Les épées étaient des objets de grande valeur. Elles étaient donc soigneusement entretenues et conservées », a-t-elle ajouté. « La découverte et l’étude d’un objet aussi symbolique et personnel sont exceptionnelles, et elles enrichissent notre connaissance de la culture matérielle de la période des croisades. De surcroît, elles nous offrent une occasion unique d’en apprendre davantage sur la vie des chevaliers francs en Terre Sainte. »

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