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Une deuxième lettre de menace contenant une balle envoyée à la famille Bennett

Cette lettre était adressée au fils du Premier ministre ; la police et le service de sécurité du Shin Bet ont ouvert une enquête.

Yoni Bennett, le fils du Premier ministre Naftali Bennett, assiste à une cérémonie organisée au musée commémoratif de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem, pendant Yom HaShoah, le 27 avril 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Yoni Bennett, le fils du Premier ministre Naftali Bennett, assiste à une cérémonie organisée au musée commémoratif de la Shoah Yad Vashem à Jérusalem, pendant Yom HaShoah, le 27 avril 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, une lettre de menace contenant une balle a été envoyée à la famille du Premier ministre Naftali Bennett, a indiqué la Douzième chaîne, jeudi.

La lettre aurait été envoyée par une personne connue de la famille, précise la chaîne, bien qu’elle n’ait pas nécessairement été envoyée par celui ou celle qui a posté la première lettre. Le suspect aurait passé du temps à recueillir des informations sur les Bennett, assure la Douzième chaîne.

Les informations suggèrent que cette nouvelle lettre découverte au domicile du premier ministre à Raanana était adressée au fils de Bennett, Yoni. La première lettre était adressée au Premier ministre et à sa femme, Gilat, assure Ynet. La police et le service de sécurité du Shin Bet ont ouvert une enquête sur cette affaire.

La lettre a été envoyée au domicile du Premier ministre, mais a été interceptée au bureau de poste, selon la Douzième chaîne.

Le Premier ministre Naftali Bennett, sa femme Gilat et leurs quatre enfants à la Knesset, le 13 juin 2021. (Crédit : Naftali Bennett/Instagram)

La police a déclaré que les deux lettres contenaient des « menaces de meurtre détaillées » à l’encontre de la famille Bennett et les responsables de la sécurité pensent que celui qui les a envoyées avait « recueilli des informations » sur la famille.

Les responsables de la sécurité ont toutefois indiqué ne pas penser qu’une menace tangible pesait sur le Premier ministre ou sa famille mais les responsables de la sécurité ont indiqué qu’ils prenaient les menaces au sérieux.

Jeudi également, la police militaire a arrêté un soldat soupçonné d’avoir publié plusieurs messages menaçant Bennett sur les réseaux sociaux, a rapporté Kan. La police militaire a prévu de prolonger la détention provisoire du soldat car l’enquête n’en est qu’à ses débuts, selon le reportage.

Après la réception de la lettre de mardi, les responsables de la sécurité du bureau du Premier ministre ont immédiatement décidé de renforcer l’unité chargée de protéger la famille de Bennett, tandis que l’unité des crimes graves Lahav 433 et l’agence de sécurité Shin Bet ont déclaré qu’ils lançaient une enquête conjointe sur l’incident.

La police a déclaré que les deux lettres contenaient des « menaces de meurtre détaillées » à l’encontre de la famille Bennett et les responsables de la sécurité pensent que celui qui les a envoyées avait « recueilli des informations » sur la famille.

En réponse à la première lettre de menace, le fils de Bennett, Yoni, destinataire de la deuxième lettre, a écrit sur son compte Instagram : « C’est tellement triste de voir ces choses se produire à cause de l’incitation à l’haine et des gens qui se sont fait laver le cerveau par d’autres personnes (je ne veux pas les appeler des gens) qui ont une plateforme et ils influencent les autres et méritent d’aller en prison pour le lavage de cerveau qu’ils font aux gens ».

« J’aurais aimé vivre il y a cinquante ans, quand les gens se respectaient les uns les autres. Ils n’étaient pas d’accord mais n’incitaient pas au meurtre. Je sais que les commentaires sur les posts n’ont pas de sens mais c’est juste triste de voir des personnes réelles écrire des choses aussi horribles. Penser que cette personne vit et respire comme moi mais a l’esprit du diable est surréaliste ».

Mardi, Bennett a laissé entendre que le motif de la lettre était politique, déclarant sur Twitter que de telles disputes ne devraient pas s’élever au niveau de « la violence, de l’intimidation ou des menaces de mort ».

« Je suis le Premier ministre et une personnalité politique, mais je suis aussi un mari et un père et il est de mon devoir de protéger ma femme et mes enfants », a écrit Bennett. Il a exhorté « tout le monde, à travers le spectre politique, et en particulier les personnes actives sur les médias sociaux » à « abaisser les flammes du discours politique. » Cette période précédant les jours de commémoration nationale et le jour de l’indépendance, a-t-il dit, « est le temps du calme et de la réconciliation ».

Les partenaires de la coalition de Bennett, dont le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le ministre de la Défense Benny Gantz, ont dénoncé les lettres de menace. Lapid a déclaré, après l’arrivée de la première lettre, qu’elle montrait « où la haine peut mener ». Gantz a déclaré que les menaces constituaient « le franchissement d’une ligne rouge », ajoutant qu’une « balle dans une enveloppe peut se transformer en trois balles tirées d’un pistolet » – en référence à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Yitzhak Rabin par un extrémiste de droite en 1995.

La ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked, qui a elle-même fait l’objet de menaces politiques, a écrit sur Twitter en début de semaine : « Les menaces adressées au Premier ministre et à sa famille sont un choc pour le cœur… Il est inacceptable que le leader d’un État juif soit confronté à un danger mortel de l’intérieur. »

En revanche, le chef du parti Sionisme religieux, Bezalel Smotrich, un rival acharné de Bennett, s’est demandé si l’incident n’était pas un cas de « manipulation pour renforcer la position [politique] de Bennett ».

La police a enquêté sur un certain nombre de menaces contre le Premier ministre dans le passé, généralement proférées sur les réseaux sociaux.

En août 2021, un résident d’Ashkelon âgé de 23 ans a été arrêté à la suite d’un commentaire menaçant qu’il aurait fait sur Facebook à propos d’un message de Bennett exprimant ses condoléances à la famille de Barel Hadaria Shmueli. L’agent de la police des frontières est mort après avoir été abattu à la frontière de Gaza lors de violentes manifestations neuf jours plus tôt.

Au début du même mois, un autre résident du sud a été arrêté pour être interrogé sur des menaces apparentes contre le Premier ministre.

En mai 2021, avant que Bennett ne devienne Premier ministre, la garde de la Knesset a renforcé la sécurité pour lui et son domicile après une série de menaces dans un contexte de pourparlers de coalition fébriles et d’atmosphère politique tendue.

Plus tard dans le mois, la police a enquêté sur des menaces proférées à l’encontre de Bennett sur les médias sociaux, notamment des images circulant de lui portant une coiffe arabe avec la légende « le menteur » – similaire aux images faites de Rabin avant son assassinat.

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