Une médecin enceinte de 8 mois agressée par une patiente à l’hôpital de Haïfa
Rechercher

Une médecin enceinte de 8 mois agressée par une patiente à l’hôpital de Haïfa

L'oncologue a été hospitalisée après avoir été violemment agressée dans une salle d'attente par une patiente furieuse du retard de son rendez-vous

L'entrée du centre médical Rambam à Haïfa, le 30 janvier 2011. (Crédit : Moshe Shai/Flash90/File)
L'entrée du centre médical Rambam à Haïfa, le 30 janvier 2011. (Crédit : Moshe Shai/Flash90/File)

Une oncologue du Centre médical Rambam de Haïfa a été agressée par l’une de ses patientes mercredi, le dernier incident en date d’une série de violence à l’égard des professionnels de santé.

D’après la Douzième chaîne, la docteure enceinte de huit mois a été hospitalisée après que la patiente, en rémission de cancer, a laissé éclater sa rage dans la salle d’attente.

L’altercation a commencé quand l’oncologue a dit à son patient qu’elle serait en retard à son rendez-vous. Lorsqu’elle lui a indiqué qu’elle devrait attendre ou voir un autre oncologue du service, la femme a été prise d’une colère noire.

La patiente, également enceinte, a frappé son médecin à l’estomac et l’a poussée contre le mur, tout en hurlant et l’insultant, a confié l’oncologue à la Douzième chaîne.

« Elle était furieuse et avait l’air possédée », a-t-elle indiqué. « Elle a bondi de son siège, a mis ses deux mains sur mon estomac et m’a repoussée contre le mur ».

La victime était toujours hospitalisée jeudi et craint que son bébé n’ait été blessé dans l’agression.

La patiente a été interpelée par le personnel de sécurité de l’hôpital, puis relâchée après plusieurs heures d’interrogatoire. Elle est interdite d’entrée pendant 30 jours.

Cette agression est la dernière d’une série d’attaque violente à l’encontre des professionnels de santé en Israël. Le problème avait atteint un paroxysme en 2017 après qu’un homme a immolé une infirmière d’une clinique de Holon qui lui avait inoculé un vaccin contre la grippe qui l’avait rendu malade.

D’après un rapport publié par le ministère de la Défense cette année-là, plus de 3 000 cas de violence contre du personnel médical étaient enregistrés chaque année, dont seuls 11 % ont été signalés à la police. Une petite portion de ces 11 % seulement a donné lieu à un procès.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...