« Versets sataniques »: la Norvège poursuit son enquête 25 ans après un attentat
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« Versets sataniques »: la Norvège poursuit son enquête 25 ans après un attentat

Khomeini avait prononcé une "fatwa" pour demander la mort de l'auteur du roman, le Britannique Salman Rushdie, et de ses éditeurs

William Nygaard, directeur de la maison d'édition norvégienne Aschehoug et victime d'un attentat en 1993. (Crédit : Wikimedia)
William Nygaard, directeur de la maison d'édition norvégienne Aschehoug et victime d'un attentat en 1993. (Crédit : Wikimedia)

La police norvégienne a annoncé mardi soupçonner plusieurs ressortissants étrangers dans une attaque perpétrée en 1993 contre l’éditeur des « Versets sataniques » en Norvège, un rebondissement qui permet d’éviter la prescription des faits.

William Nygaard avait été grièvement blessé de trois balles dans le dos près de chez lui à Oslo le 11 octobre 1993. Personne n’avait été arrêté pour cet attentat vraisemblablement lié à la publication en 1989 de la version norvégienne des « Versets sataniques » par Aschehoug, la maison d’édition que M. Nygaard dirigeait.

Vingt-cinq ans après les faits, la police criminelle a indiqué dans un communiqué soupçonner de « tentative d’assassinat » « des ressortissants étrangers qui ne se trouvent pas en Norvège », sans fournir leur identité, leur nombre, ni leur nationalité.

Ce développement permet la poursuite de l’enquête alors que les faits arrivaient le 11 octobre au bout du délai légal avant la prescription.

« Je suis soulagé et content du développement dans cette affaire, notamment que les autorités et la police disent que ‘l’attaque semble dirigée contre la liberté d’expression' », a réagi M. Nygaard, aujourd’hui âgé de 75 ans.

L’affaire avait entraîné des tensions diplomatiques entre la Norvège et l’Iran dans les années 1990.

Après la publication en 1988 des « Versets sataniques », un livre jugé blasphématoire dans le monde musulman, le guide la République islamique d’Iran, l’ayatollah Rouhollah Khomeini, avait prononcé une « fatwa » pour demander la mort de l’auteur du roman, le Britannique Salman Rushdie, et de ses éditeurs.

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