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Vidéos antisémites en 2020 : la peine de Dieudonné allégée en appel

Le polémiste, âgé aujourd'hui de 56 ans, a été reconnu coupable d' "injure antisémite", de "provocation à la haine" et de "contestation de crime contre l'humanité"

Dieudonné M'bala M'bala, portant un masque représentant un ananas en référence à son expression négationniste 'shoahananas', fait le geste controversé de la "quenelle" à son arrivée au palais de justice de Paris le 26 mars 2019, devant un public amusé. (Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Dieudonné M'bala M'bala, portant un masque représentant un ananas en référence à son expression négationniste 'shoahananas', fait le geste controversé de la "quenelle" à son arrivée au palais de justice de Paris le 26 mars 2019, devant un public amusé. (Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La cour d’appel de Paris a condamné jeudi le polémiste Dieudonné à « 100 jours-amende de 100 euros » pour deux vidéos antisémites publiées en mai 2020, une peine allégée par rapport aux quatre mois d’emprisonnement prononcés en première instance.

Dieudonné M’Bala M’Bala, âgé aujourd’hui de 56 ans, a été reconnu coupable d’ « injure antisémite », de « provocation à la haine » et de « contestation de crime contre l’humanité ».

Il n’était pas présent à l’audience, qui s’est tenue le 17 mars.

En première instance, en mai 2021, le polémiste avait nié l’authenticité des vidéos, se disant victime d’un « deepfake », une technique de trucage numérique très sophistiquée consistant, entre autres, à superposer un visage sur un autre.

Les deux vidéos dénoncées par les parties civiles, d’une quinzaine de minutes chacune, avaient été diffusées à l’audience.

Frédéric Potier, préfet et Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH). (Crédit : DILCRAH)

Dans une autre affaire, la cour d’appel de Paris a confirmé une amende de 10 000 euros et 3 000 euros de dommages et intérêts contre le polémiste pour « injure publique envers un fonctionnaire », en l’occurrence Frédéric Potier, ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.

Les propos condamnés avaient été prononcés dans un vidéo diffusée en septembre 2020.

Dieudonné a été banni à l’été 2020 des principales plateformes en ligne, comme YouTube, Facebook, TikTok et Instagram, au nom de la lutte contre les contenus à caractère haineux.

Le polémiste, au casier judiciaire rempli depuis une décennie par ses sorties antisémites, a également été condamné en appel en mai 2021 à trois ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 200.000 euros d’amende pour fraudes fiscales, blanchiment, abus de biens sociaux ou encore organisation frauduleuse de son insolvabilité.

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