Washington veut discuter avec Moscou pour éviter la destruction totale de la Syrie
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Washington veut discuter avec Moscou pour éviter la destruction totale de la Syrie

A Moscou, l'agence Ria Novosti a évoqué une rencontre des chefs des diplomaties russe, américaine et saoudienne qui "pourrait avoir lieu à Vienne"

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry lors d'une audience devant la Commission des affaires étrangères au Sénat américain, à Washington D.C., le 23 juillet 2015. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry lors d'une audience devant la Commission des affaires étrangères au Sénat américain, à Washington D.C., le 23 juillet 2015. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

Les Etats-Unis vont discuter avec la Russie et leurs alliés dans la région pour tenter d’éviter la destruction totale de la Syrie, a annoncé lundi à Madrid le secrétaire d’Etat américain, John Kerry.

« Je reviendrai dans les prochains jours et rencontrerai des dirigeants de Russie, de Turquie, d’Arabie saoudite et de Jordanie (…) pour explorer les options qui pourraient peut-être permettre de relancer un processus vers une transition en Syrie », a déclaré M. Kerry qui terminait par Madrid un court voyage en Europe.

A Moscou, l’agence Ria Novosti a évoqué une rencontre des chefs des diplomaties russe, américaine et saoudienne qui « pourrait avoir lieu à Vienne ».

Washington assume la responsabilité « de tenter d’éviter la destruction totale et complète de la Syrie avec ses implications négatives », notamment la vague de migrants fuyant le conflit, a expliqué le secrétaire d’Etat après une rencontre avec son homologue espagnol Jose Manuel Garcia-Margallo.

« Nous avons moralement intérêt à chercher un moyen d’éviter que la catastrophe qui se déroule empire encore ». Déjà, trois quarts des Syriens, 12 millions de personnes, sont déplacés à l’intérieur du pays ou réfugiés à l’étranger, a-t-il poursuivi.

Le ministre des Affaires étrangères espagnoles José Manuel Garcia-Margallo (Crédit : wikimédia)
Le ministre des Affaires étrangères espagnoles José Manuel Garcia-Margallo (Crédit : wikimédia)

« Le niveau d’immigration en Europe est dangereux » en raison de la difficulté à l’absorber, et « la menace de voir encore plus (de réfugiés) arriver si la violence continue et que la Syrie implose est réelle », a averti M. Kerry.

Une nouvelle vague aurait selon lui des « implications énormes en termes de sécurité », non seulement pour l’Union européenne mais aussi la Turquie, la Jordanie et le Liban.

Le secrétaire d’Etat a répété sa crainte que par son intervention militaire dans le conflit, la Russie cherche « simplement à maintenir en place (le président syrien Bachar) al-Assad, ce qui ne ferait qu’attirer plus de djihadistes dans le conflit et augmenter le nombre de réfugiés ».

« Si en revanche, la Russie est là-bas pour nous aider à trouver la voie vers une solution politique et simultanément combattre Daech (acronyme arabe de l’organisation Etat islamique), il y a une possibilité d’explorer une voie totalement différente. Nous devons nous asseoir et parler pour explorer ce type de possibilités », a conclu M. Kerry.

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