Yoram Cohen répète que Yashar serait ouvert à un partenariat avec Smotrich
Le numéro 2 du parti a exclu toute collaboration avec celui d'Itamar Ben Gvir mais est ouvert à une alliance avec le Likud mais sans Benjamin Netanyahu
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Le numéro deux du parti d’opposition Yashar, dirigé par Gadi Eisenkot, a répété dimanche que son parti serait disposé à rejoindre une coalition avec le Likud à condition que son chef, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ne dirige plus le gouvernement. Il a également rappelé que le parti serait ouvert à un partenariat avec le parti ultra-nationaliste HaTzionout HaDatit du ministre des Finances, Bezalel Smotrich.
Les propos tenus dimanche soir par l’ancien chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Yoram Cohen, sur la chaîne N12 suggèrent que les deux camps politiques du pays, divisés principalement sur la question de savoir si Netanyahu doit rester Premier ministre, pourraient se recomposer. Les sondages indiquent actuellement qu’aucun des deux blocs n’obtiendra la majorité de 61 sièges à la Knesset à l’issue des élections du mois prochain.
Netanyahu dirige le Likud depuis plus de vingt ans. Cohen a réaffirmé la position de son parti selon laquelle Netanyahu ne peut pas continuer à diriger le pays, mais a précisé que si le Likud acceptait un rôle secondaire au sein de la coalition, Yashar pourrait s’associer à lui pour former un gouvernement.
« En ce qui concerne le Likud et Smotrich, je les approcherais s’ils acceptaient nos principes », a-t-il déclaré.
« Ils ne seront pas le parti au pouvoir, mais ils feront partie de la coalition. »
Cohen a reconnu que Netanyahu, qui a dirigé Israël pendant la quasi-totalité des 17 dernières années, serait peu susceptible d’accepter un tel scénario. Il a également rappelé que, Netanyahu faisant l’objet d’une mise en examen, il ne peut occuper un poste de ministre.
Yashar a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’il cherchait à remplacer non seulement Netanyahu, mais aussi l’ensemble de son gouvernement, qui, selon lui, ne peut être autorisé à rester au pouvoir après les défaillances liées aux attaques du 7-Octobre.
« Si nous voulons remplacer ce gouvernement défaillant, nous n’envisageons en aucun cas de faire partie d’une coalition dans laquelle Netanyahu serait Premier ministre », a poursuivi Cohen, ajoutant que Yashar considérait Netanyahu comme « illégitime » depuis le 7-Octobre et qu’il ne pensait pas que le chef du parti, Gadi Eisenkot, accepterait une rotation avec lui.
Interrogé sur la possibilité que Yashar rejoigne une coalition avec le Likud sous la houlette d’un autre dirigeant, tel que le ministre de la Justice Yariv Levin, Cohen a répondu : « Nous n’excluons pas les électeurs du Likud et j’aimerais qu’ils rejoignent une coalition avec nous. »
Mais Cohen a exclu toute collaboration avec le parti d’extrême-droite Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qualifiant ce dernier de « raciste ».
Ces propos ne permettent pas de savoir clairement si Yashar envisage sérieusement de gouverner avec les principales composantes de la coalition actuelle sous une direction différente, ou s’il cherche simplement à rassurer les électeurs du Likud et de HaTzionout HaDatit qu’il espère attirer depuis le bloc de Netanyahu.
Cohen n’est pas le premier homme politique de l’opposition à déclarer qu’il rejoindrait une coalition avec un Likud post-Netanyahu. Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a fait la même promesse à plusieurs reprises. Benny Gantz l’avait également fait en 2019, un an avant de rejoindre Netanyahu au sein d’un gouvernement éphémère.
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