Israël possède une place de premier ordre en matière de cyber sécurité.

Le développement de cette activité s’explique par le contexte géopolitique. Israël entouré par des pays souvent hostiles à son égard, a dû apprendre à se défendre dès sa création.

Courant juin, l’armée avoue que les armes informatiques constituent « une quatrième dimension de la guerre, avec la terre, l’air et la mer » rapporte le Times of Israël.

Le ministre de la Défense israélien avait alors déclaré que « l’espace informatique permet d’attaquer n’importe quelle autre nation dans une action offensive, d’obtenir une victoire sans laisser d’empreintes, même s’il y a des suspicions. »

Si le cyber-espace permet d’attaquer, il faut alors apprendre à se défendre.

Ces dernières années, Israël a connu une augmentation fulgurante dans le domaine de création de start-ups. Certaines d’entre elles se sont spécialisées dans la cyber-criminalité.

Ainsi bon nombre d’entrepreneurs qui se lancent dans ce projet, sont des hommes de terrain qui ont fait carrière dans l’unité 8200 de l’armée israélienne rapporte les Échos.

Il s’agit d’une unité de renseignement spécialisée dans le décryptage de code et dans la recherche d’informations via les réseaux de télécommunications.

En bref, cette unité est la version israélienne de la NASA américaine.

Les Échos ont recueilli le témoignage de Nadav Zafrir. Ce dernier s’est lancé dans la cyber-sécurité après avoir servi 25 ans dans les rangs de l’armée israélienne, il a été l’un des chefs de l’unité 8200.

Nadav Zafrir, a ainsi créé une entreprese hybride. TEAM8 est « entre l’incubateur, l’investisseur et le centre de recherches, » explique-t-il.

TEAM8 se définit ainsi : « notre mission est d’initier et de créer sur le long terme, des compagnies innovantes (dans le domaine de la cyber-sécurité) qui peuvent réellement accroître la sécurité dans le monde, et assister les entreprises à s’adapter aux challenges les plus ardus. »

La première réussite de cette start-up a été l’élaboration d’une technologie permettant de tromper un pirate qui s’introduit illégalement dans un système informatique.

L’initiative de Nadav Zafrir est loin d’être isolée. Selon Les Échos, 230 entreprises israéliennes seraient aujourd’hui spécialisées dans le domaine de la cyber-sécurité et plus largement dans le domaine de la cyber-criminalité.