Le Hamas pourrait rejoindre le Hezbollah dans un effort visant à se rapprocher de l’Iran, affirme un haut responsable du renseignement d’un pays arabe, mercredi, alors qu’un convoi israélien a été la cible d’une attaque menée par le groupe terroriste libanais dans le nord d’Israël.

Le responsable, qui a accepté de parler sous couvert d’anonymat, indique que le soutien du Hamas se traduirait par des tirs de roquette de Gaza sur les villes du sud d’Israël, pour ouvrir un second front si Israël doit faire face à des tirs du Liban et de la Syrie.

Le Hamas a précisé ces derniers jours qu’il soutient le droit du Hezbollah à répondre à l’élimination de l’un de ses hauts responsables dans les hauteurs du Golan, ainsi qu’un général iranien et cinq autres personnes lors d’une frappe aérienne pour laquelle il tient Israël pour responsable.

Selon le responsable, le Hamas ne se contentera pas d’une déclaration cette fois-ci, mais autorisera des tirs de roquettes depuis Gaza sur Israël.

Il confirme que des dizaines de conseillers du Hezbollah sont retournés en urgence d’Irak au Liban, ce qui dément les évaluations initiales selon lesquelles le Hezbollah ne serait pas intéressé par une escalade.

Le Hezbollah a réglé tous les salaires de ses membres en avance, le 27 janvier, alors qu’il le fait habituellement au premier jour du mois, explique la source.

Les responsables israéliens sont prêts à faire face à une possible réponse du Hezbollah après la frappe aérienne du 18 janvier près de la ville de Quneitra.

Mercredi après-midi, un véhicule de l’armée a été touché, blessant au moins 7 soldats. L’armée a confirmé qu’au moins deux soldats ont été tués lors de l’attaque et le nombre de blessés qui s’élèvent à 7 soldats.

L’armée a exclu la possibilité qu’un soldat ait pu être enlevé.