L’hôtel Waldorf Astoria de Jérusalem, entièrement rénové, aura attendu longtemps, mais il devrait enfin ouvrir à Pessah. Le bâtiment était longtemps resté vide puis a servi de base à un ministère de gouvernement.

« C’est un jour vraiment excitant, » a affirmé le gérant Guy Klaiman, alors que l’hôtel se préparait jeudi pour la cérémonie de pose de mezouzah. « Cela a été un projet de restauration difficile qui a pris énormément de temps et d’argent. »

Les travaux auraient en effet coûté 109 millions d’euros – les propriétaires calculent encore les coûts, selon leur société de relations publiques. Ils comprenaient la restauration et la rénovation du bâtiment, qui comporte 226 pièces et la plus grande salle de bal de la ville.

Le projet, mené par l’architecte Yehuda Feign, aura duré trois ans. Les efforts ont été intenses pour restaurer le mélange romain, maure et arabe de l’architecture du bâtiment.

Les rampes art déco en fer forgé et la structure métallique des fenêtres en ogive, qui forment une partie de la façade, ont également demandé un travail minutieux.

Très peu d’éléments pourraient être considérés comme tendance ou typiquement israéliens, hormis peut-être les écrans tactiles qui contrôlent chaque pièce et les iPads qui seront prêtés aux clients, ainsi que la bière pression qui provient de la brasserie locale, Alexander Beer.

Le gérant Guy Klaiman dans la salle de bal Waldorf (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Le gérant Guy Klaiman dans la salle de bal Waldorf (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

L’apparence est riche et luxueuse, avec ses sols de marbre, un toit de verre ouvrant et ses chandeliers en cristal à 250 000 euros chacun, qui décorent la salle de bal.

Dans les chambres plus spacieuses, de 37 à 43 m2, de luxe, de grand luxe et celles à terrasse, les draps à 500 fils par cm2 sont la norme. Les chambres ont un ton neutre et les serviettes sont moelleuses.

Les salles de bains, avec chauffage sous le sol, comprennent des baignoires et douches séparées. Elles sont également équipées d’écrans de télévision incorporés au miroir au-dessus de l’évier.

La plupart du design intérieur est influencé par le goût personnel des investisseurs, la famille canadienne Reichmann, dont le père, Paul Reichman, est décédé à l’âge de 83 ans en octobre 2013.

La famille, dont certains membres habitent dans le quartier ultra-orthodoxe de Shaarei Hessed de Jérusalem, a acheté la propriété pour 20 millions de dollars. L’hôtel fait cependant partie de la chaîne Hilton, qui gère la marque Waldorf.

Le bâtiment résidentiel situé à côté de l’hôtel, qui comprend 30 appartements, deviendra une extension de l’hôtel de luxe, avec un accès aux concierges personnels de l’hôtel, au spa et à la piscine intérieure, et aux restaurants de l’hôtel.

Au printemps, l’hôtel ouvrira également une brasserie française et un restaurant italien, dont les plafonds sont peints à la main. Un salon de thé, une pâtisserie, une salle de cigares, un bar à cocktails et un autre spa ouvriront leurs portes dans le futur.

Le restaurant italien halavi de l'hôtel et ses fauteuils confortables (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Le restaurant italien halavi de l’hôtel et ses fauteuils confortables (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Tout le monde voulait travailler ici, indique Klaimen, qui a reçu 5 000 candidatures pour 340 postes. L’hôtel se trouve sur la fameuse rue King David de Jérusalem.

Apparemment, il n’a pas non plus à se soucier de la clientèle, malgré la nuit à presque 500 euros.

Le maire Nir Barkat et le Grand Rabbin de Jérusalem étaient tous deux présents à la cérémonie de pose de mezouzah à la porte principale de l’hôtel. Après la cérémonie, Klaiman a reçu la bénédiction du ministre du Tourisme Uzi Landau et des Grands Rabbins de Jérusalem.

« Cet endroit est magnifique, » a déclaré le Grand Rabbin ashkénaze David Lau, « et je vous souhaite d’avoir beaucoup de réservations. »