Une association israélienne connue pour sa lutte contre le terrorisme a accusé l’ONG britannique Oxfam de financer des groupes terroristes palestiniens et exigé que les liens avec ces entités soient rompus.

Selon l’association Shurat Hadin, également connue sous le nom de Centre israélien pour le droit, Oxfam « reconnaît volontiers » financer l’Union of Health Workers Committee (UHWC) et l’Union of Agricultural Workers Committe (UAWC), tous deux liés au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).

« L’UHWC et l’UAWC sont respectivement les branches pour la santé et pour l’agriculture du FPLP », écrit Shurat Hadin. « Ces organisations ont été créées par le FPLP et agissent sous tutelle directe et en étroite coopération avec le FPLP. »

Le FPLP est considéré comme une organisation terroriste par l’Union européenne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Australie. L’organisation s’est rendue responsable de plusieurs attaques terroristes contre des vols El Al, dont le détournement en 1972 d’un avion de ligne en provenance de l’aéroport de Lod, qui s’est terminé par la mort de 28 passagers.

Plus récemment, Israël a ciblé et tué un membre de la branche militaire du FPLP, que l’armée avait désigné comme l’auteur de tirs de roquette contre Israël. L’homme aurait tiré les roquettes après les funérailles de l’ancien Premier ministre Ariel Sharon.

Shurat Hadin, qui dit vouloir « mettre en faillite le terrorisme » via les tribunaux, a été impliqué dans plusieurs affaires judiciaires concernant des groupes terroristes.

De son côté, Oxfam affirme que Shurat Hadin exagère et que de telles affirmations ont déjà été examinées dans le passé.

« Nous prenons au sérieux ce genre d’allégations. Toutefois, ces mêmes allégations contre l’UAWC formulées par le Centre israélien pour le droit ont été examinées en détails par le gouvernement australien et se sont révélées sans aucun fondement », écrit Oxfam dans un communiqué.

« Ces organisations sont très respectables et sont financées par des donateurs internationaux de premier plan. L’UAWC est inscrite au registre israélien de manière légale, et ces deux organisations ne sont proscrites d’aucun pays. Le soutien d’Oxfam pour l’UAWC aide de petits exploitants agricoles et des bergers à vivre mieux, tandis que notre collaboration avec l’UHWC permet l’amélioration des services de santé pour les habitants de Gaza. Nous ne travaillons pas avec des organisations qui utilisent ou promeuvent la violence. »

Shurat Hadin a averti qu’Oxfam pourrait être attaquée en procès par les victimes d’attaques commises par le FPLP. L’organisation israélienne a également réclamé qu’Oxfam coupe ses liens avec ces deux entités.

« Sachez que le fait de fournir des services aux agences terroristes de l’UHWC et/ou de l’UAWC est illégal et expose Oxfam, ses affiliés et ses responsables, à des poursuites pénales. Cela pose également la question de la responsabilité civile d’Oxfam vis-à-vis de ressortissants israéliens, européens, américains, australiens et autres, victimes d’actions terroristes commanditées par le FPLP, l’organisation mère de l’UHWC et de l’UAWC. »

En janvier, Oxfam a été au centre d’une polémique. L’actrice américaine Scarlett Johansson a décidé de quitter son rôle d’ambassadrice de l’organisation, après qu’Oxfam a contesté son apparition dans une publicité, diffusée lors du Super Bowl, pour Soda Stream, une entreprise israélienne dont l’une des usines est basée en Cisjordanie.