Le chef du Hamas Khaled Meshaal a rencontré mercredi le président du Parlement iranien Ali Larijani lors de la visite de ce dernier au Qatar, dans un signe des liens forts entre Téhéran et Gaza.

Un site internet affilié au groupe de terreur islamiste a annoncé que les deux ont discuté du développement concernant la reconstruction de la bande de Gaza et des restrictions israélienne et égyptienne de l’enclave palestinienne.

Pas d’autres détails n’ont été immédiatement disponibles.

L’Iran est un soutien du Hamas, lui fournissant des roquettes et des armes technologiques utilisées contre Israël, même si les deux se sont disputés sur le manque de soutien du groupe gazaoui pour le président syrien Bashar el-Assad.

Meshaal est basé au Qatar depuis 2001 lorsque lui et le reste du bureau politique du groupe ont fui Damas avec le début de la guerre civile syrienne.

Larijani, au Qatar pour dissiper les peurs sur les ambitions nucléaires de Téhéran et son rôle dans la région, a déclaré que l’aide de l’Iran au peuple irakien confronté à l’extrémisme du groupe de l’Etat islamique avait empêché le pays d’être davantage menacé par le terrorisme de l’Etat islamique.

Larijani a parlé mercredi à une conférence de presse dans la capitale qatarie de Doha après une rencontre avec l’Emir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani.

Un jour plus tôt, il avait rencontré le dirigeant du Koweït, Sheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah. L’Iran partage le plus grand champ de gaz au monde avec le Qatar dans le golfe persique et a des relations économiques avec le Koweït.

Il a aussi minimisé des récents commentaires d’Ali Younesi, un des nombreux conseillers du président iranien Hassan Rouhani.

Younesi avait été cité par un média iranien dimanche expliquant que l’Iran et l’Irak étaient unis et faisait essentiellement partie de la sphère d’influence de Téhéran.

Larijani a déclaré que la politique iranienne est basée sur une coexistence pacifique et une unité islamique.

Il a déclaré que Téhéran a été sollicité par le gouvernement irakien pour les aider à combattre le groupe Etat islamique qui a pris le contrôle d’un tiers de l’Irak et du voisin syrien.

L’Iran et la milice chiite qu’il soutient sont en tête de la bataille pour déloger les militants du groupe islamique de la ville irakienne de Tikrit.

Son implication de plus en plus marquée en Irak a laissé à la fois les Etats-Unis et les nations arabes du Golfe inquiets alors qu’ils mènent leur propre campagne parallèle contre les combattants de l’Etat islamique.

Larijani a déclaré qu’il avait parlé avec l’émir du Qatar sur la situation sécuritaire en Libye, en Syrie, en Irak et au Yemen où un groupe rebelle chiite a renversé le régime.

Le Qatar et le Koweït sont des membres d’un bloc de six nations de pays arabes du golfe qui ont accusé l’Iran d’intervenir dans le Yémen voisin.

Dans une référence apparente au rival régional qu’est l’Arabie saoudite, Larijani a déclaré que la crise au Yémen ne devrait pas être abordée par un préjugé contre certains groupes, mais par le dialogue.

Certains médias en Arabie saoudite ont suggéré que l’Iran ait envoyé du personnel militaire au Yémen pour aider les rebelles à renverser le président yéménite soutenu par les Saoudiens et les Etats-Unis et qui a ensuite fui dans la ville portuaire d’Aden, au sud.

Larijani a insisté en disant que l’Iran n’avait pas de troupes au sol au Yémen.