11 pays arabes accusent l’Iran de sponsoriser le terrorisme au Moyen Orient
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11 pays arabes accusent l’Iran de sponsoriser le terrorisme au Moyen Orient

L’Arabie saoudite, l’Egypte et la Jordanie font partie de ceux qui fustigent "les politiques d’expansion régionale, les violations de souveraineté flagrantes"

Le président iranien Hassan Rouhani, à gauche, et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 26 septembre 2013. (Crédit : Andrew Burton/Getty Images/JTA)
Le président iranien Hassan Rouhani, à gauche, et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 26 septembre 2013. (Crédit : Andrew Burton/Getty Images/JTA)

Une association de suivi des décisions des Nations unies, UN Watch, a salué lundi une lettre écrite par une dizaine de pays arabes qui accuse l’Iran de sponsoriser le terrorisme dans tout le Moyen Orient, et d’avoir augmenté son soutien aux groupes djihadistes depuis la signature l’année dernière de l’accord nucléaire avec le groupe P5+1, mené par les Etats-Unis.

La lettre du 27 octobre, adressée au secrétaire général sortant des Nations unies, Ban Ki-moon, prévient que l’Iran « continue à jouer un rôle négatif en entraînant tensions et instabilités dans notre région », et cite « les politiques d’expansion régionale (de Téhéran) les violations flagrantes du principe de souveraineté et l’interférence constante dans les affaires internes des états arabes. »

La lettre a été signée par les ambassadeurs auprès des Nations unies de l’Arabie saoudite, du Bahreïn, de l’Egypte, des Emirats arabes unis, de la Jordanie, du Koweït, du Maroc, d’Oman, du Qatar, du Soudan, et du Yémen.

« Nous soulignons que la République islamique d’Iran est un état sponsor du terrorisme dans notre région, du Hezbollah au Liban et en Syrie, aux Houthis au Yémen, en passant par les groupes et cellules terroristes dans le royaume de Bahreïn, en Irak, dans le royaume d’Arabie saoudite, au Koweït et ailleurs », ont écrit les pays.

Funérailles d'un membre du Hezbollah qui a été tué en combattant aux côtés des forces du gouvernement Assad en Syrie, le 1er mars 2016. (Crédit : AFP/Mahmoud Zayyat)
Funérailles d’un membre du Hezbollah qui a été tué en combattant aux côtés des forces du gouvernement Assad en Syrie, le 1er mars 2016. (Crédit : AFP/Mahmoud Zayyat)

Les pays arabes ont accusé la République islamique d’appeler « à l’exportation de sa révolution dans d’autres pays », par ses dirigeants politiques et religieux.

« Malheureusement, depuis la signature de l’accord nucléaire, nous n’avons vu rien d’autre que l’agression iranienne accrue dans la région, et la poursuite du soutien aux groupes terroristes », ont écrit les ambassadeurs.

UN Watch, une association basée à Genève, a salué la lettre, déclarant qu’il était « important » que les pays arabes musulmans s’expriment contre les politiques iraniennes.

« L’Iran aime rejeter toutes les critiques de ses violations des droits de l’Homme et des brutalités qu’il commet en Iran et à l’étranger comme étant un complot occidental, mais cette hypothèse est difficile à maintenir quand les accusateurs sont tous des gouvernements musulmans, dont des alliés récents de l’Iran comme le Soudan », a déclaré dans un communiqué Hillel Neuer, directeur de UN Watch.

Les relations entre l’Iran et certains pays arabes sunnites se sont détériorées ces dernières années avec l’implication de Téhéran dans des conflits régionaux.

L’Arabie saoudite et ses alliés ont condamné le soutien militaire de l’Iran au Hezbollah, un groupe terroriste libanais qui intervient en soutien de Bashar el-Assad dans la guerre civile syrienne.

L’Arabie saoudite soutient les rebelles opposés au gouvernement syrien.

En 2015, l’Arabie saoudite avait lancé une coalition arabe pour soutenir le combat du gouvernement yéménite contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran, qui s’étaient emparé de la capitale du pays et d’autres régions.

Ryad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran cette année après l’incendie de son ambassade et de son consulat par des manifestants, suite à l’exécution saoudienne d’un important clerc chiite.

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