23 ans de prison pour une Américaine qui a transmis des noms au Hezbollah
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23 ans de prison pour une Américaine qui a transmis des noms au Hezbollah

Mariam Thompson a divulgué les identités d'au moins 8 personnes travaillant pour le renseignement américain en Irak à un ressortissant libanais avec lequel elle avait une liaison

Illustration : des soldats américains montent la garde pendant la cérémonie de remise de l'aérodrome de Qayyarah, aux forces de sécurité irakiennes, au sud de Mossoul, en Irak, le 27 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Ali Abdul Hassan)
Illustration : des soldats américains montent la garde pendant la cérémonie de remise de l'aérodrome de Qayyarah, aux forces de sécurité irakiennes, au sud de Mossoul, en Irak, le 27 mars 2020. (Crédit : AP Photo/Ali Abdul Hassan)

Une traductrice du Pentagone a été condamnée mercredi à 23 ans de prison pour avoir divulgué les noms d’informateurs des États-Unis en Irak à une personne liée au groupe terroriste du Hezbollah libanais.

Mariam Thompson, 62 ans, avait conclu un accord de plaider-coupable avec la justice, et admis avoir transmis des informations classifiées à un Libanais dans l’idée qu’il les transmettrait au Hezbollah, que Washington a placé sur une liste noire d’organisations terroristes.

« Sa peine reflète la gravité de ses actes : elle a trahi la confiance du peuple américain, des sources qu’elle a mises en danger et des troupes avec lesquelles elle travaillait », a commenté dans un communiqué John Demers, en charge des questions de sécurité nationale au ministère de la Justice.

Selon les documents judiciaires, Mme Thompson travaillait comme interprète sur une base militaire à l’étranger quand elle a noué, en 2017, une relation sur une application vidéo avec un homme qui lui a dit être lié au Hezbollah libanais.

« Avec le temps, elle a développé un intérêt romantique pour lui », selon la justice américaine.

En décembre 2019, elle avait été affectée au service des forces spéciales américaines à Erbil, dans le nord de l’Irak, quand les États-Unis ont entamé des frappes contre une milice pro-iranienne. Celles-ci ont culminé le 3 janvier avec la mort du puissant général iranien Qassem Soleimani.

Peu après, le contact de Mme Thompson lui avait demandé des informations sur les informateurs susceptibles d’avoir aidé les États-Unis. Elles avaient alors consulté les dossiers de plusieurs sources américaines et lui avait transmis les identités d’au moins huit d’entre eux, ainsi que des informations sur les tactiques des États-Unis.

Elle avait été arrêtée par la police fédérale le 27 février 2020.

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