3 mois de prison avec sursis pour des menaces de mort contre Eric Dupond-Moretti
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3 mois de prison avec sursis pour des menaces de mort contre Eric Dupond-Moretti

Au procès d'Abdelkader Merah, un homme avait écrit à l'avocat : "tes deux enfants et toi subiront la même chose que les enfants de l'école Ozar Hatorah, une balle dans chaque tête"

Me Eric Dupond-Moretti, l'avocat d'Abdelkader Merah, à l'ouverture de son procès, à Paris, le 2 octobre 2017. (Crédit : Martin Bureau/AFP)
Me Eric Dupond-Moretti, l'avocat d'Abdelkader Merah, à l'ouverture de son procès, à Paris, le 2 octobre 2017. (Crédit : Martin Bureau/AFP)

Un homme qui avait envoyé des menaces de mort à l’avocat Éric Dupond-Moretti en marge du procès d’Abdelkader Merah a été condamné vendredi à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris.

Le parquet avait requis à l’encontre de cet ancien barman au chômage de 37 ans 105 heures de travaux d’intérêt général, avec obligation de soins, peine pouvant se transformer en trois mois d’emprisonnement si ces travaux n’étaient pas accomplis.

Le 4 octobre 2017, alors que le procès du frère de Mohamed Merah, Abdelkader, avait débuté à Paris, son avocat, Éric Dupond-Moretti, avait reçu à son cabinet un email de menaces provenant d’une adresse au nom sans équivoque: « dupondmorettituvasprendrecher@gmail.com ».

« Si Merah s’en sort, tes deux enfants et toi subiront la même chose que les enfants de l’école Ozar Hatorah, une balle dans chaque tête », écrivait l’envoyeur, en référence aux assassinats perpétrés par Merah en 2012.

L’avocat, qui avait dénoncé ces menaces devant la cour d’assises, avait porté plainte.

L’expéditeur, rapidement interpellé, avait avoué avoir eu « une réaction impulsive » après l’avoir vu s’exprimer sur BFMTV. Lors de son procès, en février, il avait présenté ses « excuses » à « M. Moretti, sa famille, au barreau des avocats, à l’école Ozar Hatorah ».

Le prévenu, aux tendances dépressives et déjà condamné dans le passé pour divers délits, avait été « ému par les attentats terroristes qui ont frappé la France, et c’est en voyant Éric Dupond-Moretti qu’il a eu cette réaction à chaud », avait plaidé son avocat.

Il avait demandé sa relaxe ou « la plus grande indulgence », soulignant qu’Éric Dupond-Moretti avait déclaré sur France 5 : « J’y ai pas cru à ces menaces ».

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