41 ans de la Révolution islamique : « Nous résisterons jusqu’à la fin »
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41 ans de la Révolution islamique : « Nous résisterons jusqu’à la fin »

L'Etat a appelé les Iraniens à se rendre en masse au rassemblement, alors que l'année écoulée a été marquée par une série de tensions

Une femme iranienne brandit un drapeau américain brûlé lors des commémorations marquant les 41 ans de la Révolution islamique sur la place Azadi, à Téhéran, le 11 février 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)
Une femme iranienne brandit un drapeau américain brûlé lors des commémorations marquant les 41 ans de la Révolution islamique sur la place Azadi, à Téhéran, le 11 février 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)

Des milliers d’Iraniens se sont rassemblés mardi pour le 41e anniversaire de l’instauration de la Révolution islamique, pour tenter d’afficher leur unité.

Brandissant des drapeaux et des portraits du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeiny, les manifestants ont convergé vers la place Azadi malgré le froid.

« Mort à l’Amérique », « Nous résisterons jusqu’à la fin », pouvait-on lire sur certaines des banderoles.

La télévision d’Etat a appelé les Iraniens à s’y rendre en nombre.

Les célébrations marquent le jour où la République islamique a été instaurée après le retour d’exil de l’ayatollah Khomeiny à la suite du départ du chah, Mohammad Reza Pahlavi.

« Sécuriser notre pays et notre région dépend de notre unité, et la participation à ce rassemblement est un symbole de cette unité », a déclaré Hadi Khamenei, frère de l’ayatollah Ali Khamenei, successeur de Khomeiny, selon la télévision d’Etat.

L’Etat a appelé les Iraniens à se rendre en masse au rassemblement, alors que l’année écoulée a été marquée par une série de tensions, dont celles entre les Etats-Unis et l’Iran.

En novembre, une forte augmentation du prix des carburants dans le pays avait déclenché des manifestations marquées par des violences sanglantes.

De jeunes iraniens portent une découpe de carton du général iranien Qasem Soleimani, le 40e jour de son élimination dans une frappe de drones américains, lors des commémorations marquant les 41 ans de la révolution islamique, à Téhéran, le 11 février 2020. (Crédit : Atta KENARE / AFP)

Derniers incidents en date : une frappe américaine a tué le 3 janvier à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani, et l’Iran a répliqué cinq jours plus tard en tirant des missiles balistiques contre une base abritant des forces américaines en Irak, sans faire de morts.

Les relations entre ces deux pays ennemis se sont fortement dégradées depuis le retrait unilatéral de Washington en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien.

À la suite de leur retrait, les Etats-Unis ont rétabli une série de sanctions économiques contre l’Iran, dans le cadre d’une campagne de « pression maximale » contre la République islamique.

En riposte à ce retrait et aux sanctions qui asphyxient son économie, l’Iran a renoncé à appliquer plusieurs engagements clés qu’il avait consentis aux termes de l’accord conclu en 2015 à Vienne entre Téhéran et le groupe P5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

Sur le plan intérieur, les Iraniens sont appelés aux urnes le 21 février pour des législatives.

Nombre d’analystes prédisent un échec à l’alliance de gouvernement de Rouhani, formée par les modérés et les réformateurs.

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