5 combattants du Hamas disparus après l’effondrement d’un tunnel à Gaza
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5 combattants du Hamas disparus après l’effondrement d’un tunnel à Gaza

3 autres blessés ; le groupe terroriste reste muet sur l'incident, le 11e de ce genre depuis le début de l'année 2016

Inspection des dégâts après l'inondation des tunnels de contrebande du Hamas entre le Sinaï et la bande de Gaza par les forces égyptiennes, à Rafah, le 18 septembre 2015. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Inspection des dégâts après l'inondation des tunnels de contrebande du Hamas entre le Sinaï et la bande de Gaza par les forces égyptiennes, à Rafah, le 18 septembre 2015. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Au moins trois combattants du Hamas ont été blessés et cinq ont été portés disparus après l’effondrement d’un tunnel à l’est de Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, samedi soir.

Un site local d’informations palestiniennes a rapporté que sept membres de la branche armée du Hamas, les Brigades Izz al-Din al-Qassam, ont été blessés, dont un grièvement et le reste moyennement, après que le tunnel à usage terroriste ait cédé.

L’effondrement du tunnel était le onzième incident du genre signalé depuis le début de l’année.

Les responsables du Hamas et leurs medias officiels n’ont fait aucun commentaire immédiat sur l’incident de samedi soir.

Lundi dernier, l’effondrement d’un tunnel dans la bande de Gaza avait également tué un commandant de l’aile militaire du Hamas.

Un porte-parole des brigades a décrit l’effondrement comme un « accident de travail », selon l’agence palestinienne de nouvelles Maan.

L’effondrement du tunnel a eu lieu dans le quartier Chajaya, à l’est de la ville de Gaza, où certains des combats les plus intenses de la guerre de 2014 entre Israël et les combattants du Hamas ont eu lieu.

Le commandant tué lors de l’effondrement du tunnel a été identifié par les Brigades Izz al-Din al-Qassam comme Abd al-Salah al-Butnaji, âgé de 36 ans.

L’effondrement est survenu quelques jours après l’effondrement d’un autre tunnel près de Rafah, qui a tué deux personnes. Depuis le mois de janvier, 10 tunnels se sont effondrés et 14 personnes ont été tuées, selon des chiffres du Hamas.

On ne sait pas quelle est la cause de l’effondrement des tunnels. Les responsables israéliens ont averti que le Hamas avait commencé à reconstruire son réseau de tunnels souterrains, dont certains pourraient arriver jusqu’au territoire israélien et être utilisés pour des attaques terroristes, comme ce fut le cas en 2014.

Jérusalem a déclaré travailler à une solution technologique secrète au problème des tunnels. Interrogé plus tôt cette année sur le fait que les forces israéliennes puissent être a l’origine de l’effondrement des tunnels, un commandant de Tsahal a seulement déclaré «Dieu le sait. »

L’Egypte s’est également efforcée de contrecarrer la construction de tunnels de contrebande dans la péninsule du Sinaï en les inondant.

Jeudi, cinq Palestiniens ont été secourus après l’effondrement d’un tunnel souterrain qui menait de Rafah, au sud de la bande de Gaza, vers l’Egypte voisine. Deux autres palestiniens ont été retirés morts du tunnel dimanche dernier.

Cet incident a été causé par l’inondation par les Égyptiens de la zone frontalière, dans le cadre de ses efforts pour arrêter la contrebande par les tunnels, a déclaré un fonctionnaire à l’AFP.

Les responsables israéliens ont lié la plupart des effondrements récents de tunnels à la pénurie de matériaux du Hamas, tels que le bois et le ciment, nécessaires pour renforcer les parois de sable des tunnels, selon le site israélien Ynet.

Le Hamas a apparemment utilisé de la fibre de verre à la place – malgré l’interdiction d’Israël d’importer le matériau de son entrée dans l’enclave palestinienne – un matériau trop faible pour supporter le poids du sable, selon des sources israéliennes rapportées par le site.

Un blocus israélien destiné à empêcher des armes et autres matériaux militaires de pénétrer dans la bande de Gaza a sévèrement restreint la circulation des personnes et des marchandises a l’intérieur et hors du territoire, et la seule la frontière entre l’Egypte avec la bande de Gaza est également restée fermée la plupart du temps depuis 2013.

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