7-Octobre : Un article de France-Télévisions qualifié de « communautariste » par la CGT
L'article en question, mis en cause par le syndicat pour, entre autres, ses informations "biaisées" ou "fausses", était consacré à la visite du pavillon mémoriel du 7-Octobre installé place des Vosges, à Paris
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Le syndicat CGT du groupe France-Télévisions s’est insurgé, dans un communiqué publié le 13 octobre, suite à la publication d’un article sur le site internet de France 3 Ile-de-France. L’article donnait la parole à des citoyens rendant hommage aux victimes du pogrom commis dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023, et la CGT a dénoncé ce qu’il a estimé être un « communautarisme juif ».
Titré « ‘On pense à ceux qui sont revenus, à ceux qui ne reviendront jamais, et à ceux qu’on espère encore’, Paris commémore les victimes du 7-Octobre », le texte était consacré en particulier au pavillon mémoriel installé sur la place des Vosges, à Paris. Dans le cadre de cette exposition-hommage, de nombreuses photographies avaient été installées – les visages de personnes prises en otage et des 51 victimes françaises du massacre, clichés saisis dans les kibboutzim. Des dessins touchants de Joann Sfar étaient aussi proposés.
Évoquant l’article, le syndicat français a estimé, dans un communiqué, que sa conception même – des entretiens avec des visiteurs venus rendre hommage aux personnes assassinées lors du massacre – « pose de graves problèmes déontologiques ». Dénonçant « son titre à rallonge », la CGT a affirmé que le texte n’a reflété qu’un seul point de vue, déclarant qu’il reprenait « pour une bonne part les thèses du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui prétend représenter l’ensemble des Juifs de France, ce qui est loin d’être le cas ».
Le CRIF est une cible privilégiée des militants anti-Israël, qui l’accusent de soutenir à outrance le gouvernement israélien – exploitant notamment le trope antisémite de double loyauté à l’égard des Juifs français, soupçonnés d’avoir prêté allégeance à l’État juif au détriment de la France.
La CGT a également estimé que l’article était construit, selon elle, sur des informations « biaisées, ou des informations fausses, sans jamais les contredire ou les nuancer », condamnant « un déséquilibre » dans le traitement du sujet. « Un mot sur le contexte et les bombardements massifs sur des civils palestiniens aurait permis de rééquilibrer les choses, mais l’autrice de l’article, par interviews interposées, préfère désigner les ‘monstres’ et les ‘génocidaires’ dans un seul camp, celui du Hamas », affirme le syndicat.
Lors de l’attaque sanglante du 7-Octobre, environ 6 000 Gazaouis dont
3 800 terroristes placés sous la direction du Hamas ont pris d’assaut les communautés du sud d’Israël. Ils ont tué plus de 1 200 personnes, des civils en majorité, et enlevé 251 personnes, qui ont été prises en otage dans la bande de Gaza. Les terroristes ont commis des atrocités et utilisé les violences sexuelles comme arme à grande échelle.
Le communiqué du syndicat s’est aussi insurgé contre l’utilisation du mot « pogrom » pour désigner l’attaque sanglante du 7-Octobre, affirmant que le mot – qui était initialement utilisé pour décrire les massacres des Juifs en Russie à l’époque des tsars – a depuis pris une autre signification, soit « un déchaînement de violence à l’encontre d’une minorité ».
« Or, les Israéliens massacrés le 7-Octobre ne sont pas membres d’une minorité mais citoyens d’un État qui occupe, oppresse et colonise un autre peuple », a affirmé la CGT.
Le syndicat a regretté ce qu’elle a appelé « l’instrumentalisation » de l’attaque commise par les hommes armés du Hamas « pour stigmatiser LFI et le taxer d’antisémitisme », ce qui « est devenu un sport national dans de nombreux médias proches de l’extrême droite ». Le parti de Jean-Luc Mélenchon a été régulièrement accusé de haine antijuive en important notamment le conflit israélo-palestinien sur le sol français pour séduire son électorat, avec des conséquences très concrètes chez les Juifs du pays en matière de sécurité, de visibilité ou de bien-être. Cette instrumentalisation du massacre du 7-Octobre, a ajouté la CGT, trouve son origine au sein du CRIF et chez son président – ce qui permet selon elle d’expliquer la parution de l’article sur le site de France-Télévisions.
« Que l’encadrement n’y voit rien à redire est le signe soit d’une incompétence, soit d’un parti pris inacceptable dans le service public (et la note de la rédaction de dernière minute ne change rien à l’affaire) », conclut le communiqué.
la Communauté du Times of Israël !







