79 ans après, la Knesset marque pour la première fois le pogrom de Farhoud
Le pogrom, mené contre les Juifs de Bagdad, avait été organisé par le gouvernement irakien soutenu par les nazis

Au moins 180 Juifs ont été tués en deux jours de violence collective les 1er et 2 juin 1941, lorsque des foules attaquèrent et pillèrent les maisons de la communauté juive de Bagdad. Cet événement funeste a été considéré comme un tournant qui a mis fin, de façon brutale, à des siècles de liens étroits entre Juifs et Arabes en Irak.
Des dizaines de milliers de juifs irakiens quittèrent ensuite le pays au cours des années qui suivirent par peur des violences.
Aujourd’hui, seule une poignée de Juifs vivent en Irak ; les autres ont fui en Israël ou en Occident. La communauté comptait 135 000 personnes au début des années 1940, selon le musée de l’Holocauste à Washington.
Traditionnellement, Israël a toujours hésité à prendre des mesures spéciales pour commémorer le pogrom, mais en 2015, il a déclaré le 1er juin Journée internationale du Farhoud.
« Le [pogrom de] Farhoud est un crime nazi », a déclaré le député juif Ofer Kasif de la Liste arabe unie, en demandant que les victimes du pogrom de Farhoud bénéficient des mêmes droits que les survivants de la Shoah.
Selon le site web de la Knesset, 30 des 120 députés du pays se trouvent dans le bâtiment de la Knesset, ce qui laisse le plénum pratiquement vide alors que quelques députés étaient en train de commémorer le massacre.







