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À La Mecque, le premier hajj avec autant de pèlerins qu’avant le Covid

"Plus de deux millions de pèlerins viendront de plus de 160 pays pour le plus grand rassemblement musulman de l'histoire", s'est réjoui le ministre saoudien chargé des pèlerinages

Vue générale de la Kaaba à la Grande Mosquée pendant le pèlerinage du Hajj dans la ville sainte musulmane de La Mecque, en Arabie Saoudite, le 6 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil)
Vue générale de la Kaaba à la Grande Mosquée pendant le pèlerinage du Hajj dans la ville sainte musulmane de La Mecque, en Arabie Saoudite, le 6 juillet 2022. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil)

Les fidèles musulmans affluent en Arabie saoudite pour le grand pèlerinage à La Mecque, le hajj, qui commencera officiellement dimanche avec plus de deux millions de participants, soit autant qu’avant la pandémie de Covid-19 et ses restrictions sanitaires drastiques.

Un des cinq piliers de l’islam, le hajj doit être accompli au moins une fois dans la vie d’un musulman pratiquant qui en a les moyens. Mais depuis 2020 et la crise sanitaire mondiale, les autorités saoudiennes avaient limité le nombre de visiteurs, relevant progressivement le quota jusqu’à près d’un million l’année dernière.

Lieu de naissance de l’islam, la riche monarchie du Golfe, qui abrite les lieux les plus sacrés de cette religion, a levé cette année les restrictions sanitaires sur le nombre et l’âge des pèlerins, qui doivent toutefois être vaccinés.

« Plus de deux millions de pèlerins viendront de plus de 160 pays (…) pour le plus grand rassemblement musulman de l’histoire », s’est réjoui le ministre saoudien chargé des pèlerinages, Tawfiq Al-Rabiah, dans une vidéo diffusée sur Twitter.

En 2019, avant la pandémie, environ 2,5 millions de musulmans avaient participé au hajj.

Ces derniers mois, le royaume du Golfe accueillait déjà sans restrictions les fidèles venant effectuer la omra, ou le « petit pèlerinage » de La Mecque, qui peut être réalisé tout au long de l’année.

Pour le hajj annuel, les rues de la ville sainte sont déjà bondées, les hommes portant pour la plupart l’ihram, deux couches de tissu blanc enveloppant le corps.

Souad Benouïss, une Marocaine de 60 ans, confie éprouver « un sentiment étrange mêlant plein d’émotions ». « C’est la première fois que je fais le hajj après toutes ces années. Que Dieu nous facilite les choses ! », dit-elle à l’AFP.

Des milliers de pèlerins rassemblés sur le Mont Arafat, à La Mecque à l’occasion du Hajj, le 20 août 2018. (Crédit : AFP/ AHMAD AL-RUBAYE)

« Défi » logistique

Après le pétrole, le tourisme religieux reste une source de revenus essentielle pour l’Arabie saoudite. Avant la pandémie, le hajj et la omra rapportaient environ 12 milliards de dollars (10,9 milliards d’euros) par an.

De plus en plus soucieuse de diversifier son économie trop dépendante de l’or noir, la richissime monarchie voit plus grand, et espère accueillir 30 millions de pèlerins d’ici à 2030.

Pour Ryad, c’est aussi « une importante source de prestige dans le monde musulman », relève Umar Karim, spécialiste de l’Arabie saoudite à l’université de Birmingham, au Royaume-Uni.

Mais le hajj, l’un des plus grands rassemblements religieux, représente aussi un « défi » logistique « allant de la gestion des foules au contrôle sanitaire en passant par la mise en place d’hébergements adéquats pour une affluence aussi massive », souligne le chercheur à l’AFP.

Nombreux drames, dont des bousculades mortelles, ont marqué l’histoire du hajj. Mais aucun accident majeur n’a été enregistré depuis 2015.

Alors que les températures élevées dans l’une des régions les plus chaudes du monde représentent un défi croissant, les autorités ont installé de nombreuses structures de santé et déployé 32 000 ambulanciers.

Le gouvernement a dû aussi, au fil des années, développer les infrastructures et rendre le passage des pèlerins plus fluide.

Des employés ramassent les déchets pendant le hajj, pèlerinage annuel à la Mecque, le 22 août 2018. (Crédit : AFP/ AHMAD AL-RUBAYE)

« Route de La Mecque »

Sortant d’un avion, des fidèles sont conduits par bus depuis le tarmac directement vers leurs hôtels, où ils recevront leurs bagages. Ils bénéficient de l’initiative « Makkah Route » (la route de La Mecque), lancée en 2019.

Elle permet aux pèlerins de « régler toutes les procédures liées aux bagages, à la santé et aux visas dans le pays de départ », explique à l’AFP le lieutenant-général Souleïmane Al-Yahia, chargé de ce dossier au ministère de l’Intérieur.

Selon lui, « lorsque le pèlerin monte dans l’avion, c’est comme s’il prenait un vol intérieur ».

L’initiative, précise-t-il, intègre sept pays : le Bangladesh, la Côte d’Ivoire, l’Indonésie, la Malaisie, le Maroc, le Pakistan et la Turquie.

Par rapport à sa précédente expérience plus compliquée en 2017, Taher, venu du Bangladesh et qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, se réjouit que « tout se soit bien passé ».

Au cœur de la Grande mosquée de La Mecque, de nombreux pèlerins ont commencé les circonvolutions autour de la Kaaba, une structure cubique noire vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier.

Lundi, ils se rendront à Mina, à environ cinq kilomètres de la Grande Mosquée, avant l’ascension du mont Arafat le lendemain.

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