À Ménilmontant : Un homme crie « Netanyahu lèche cul d’Hitler »
Rechercher

À Ménilmontant : Un homme crie « Netanyahu lèche cul d’Hitler »

Une pancarte proclame : "non a l'antisémitisme / non au sionisme / non a l'islamophobie"

Omar Slaouti, le 19 février 2019, à Ménilmontant (Crédit : capture d'écran Facebook)
Omar Slaouti, le 19 février 2019, à Ménilmontant (Crédit : capture d'écran Facebook)

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies mardi soir pour le rassemblement « contre les actes antisémites et contre leur instrumentalisation », au métro Ménilmontant à Paris, organisé en parallèle du grand rassemblement contre l’antisémitisme place de la République, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Ces personnes étaient rassemblées sur le terre-plein du métro Ménilmontant. Parmi elles, quelques-unes portaient des gilets jaunes.

Un homme, portant un tee-shirt « Free Palestine » crie « Netanyahou lèche cul d’Hitler ».

Une grande banderole accrochée sur une station de bus indique : « gilet jaune contre l’antisémitisme ».

Simon Assoun, de l’Union juive française pour la paix (UJFP) a condamné « l’instrumentalisation de l’antisémitisme ». « En tant que Juifs, nous refusons d’être utilisés par le pouvoir pour casser un mouvement social comme celui des ‘gilets jaunes' ».

Pour le NPA, Omar Slaouti a expliqué que « nous ne pouvons pas être à République ce soir, car là-bas, il y a ceux qui structurent les inégalités sociales et raciales ».

Doris Séjourné, 62 ans et libraire retraitée est venue parce qu’elle « estime que la politique du gouvernement sur les migrants est juste scandaleuse. Je ne vais pas avec des gens qui pratiquent une politique indigne. »

Loïc, « gilet jaune » de 46 ans, a déploré que les « gilets jaunes » soient « clairement accusés et amalgamés à l’antisémitisme, c’est absurde. On représente toute la population française », a-t-il expliqué à l’AFP.

« Dans le peuple, il y a de l’antisémitisme, évidement qu’il y en a dans les ‘gilets jaunes’. Mais il ne faut pas généraliser. Les ‘gilets jaunes’ c’est pas un noyau antisémite », ajoute Vincent Bonnemains, statisticien de 27 ans et lui aussi « gilet jaune ».

« Ici la manifestation est plus cohérente politiquement, On lutte contre tous les antisémitismes. Là bas (sur la place de la République, ndlr), c’est un peu une caution morale, il font leur bonne action », souligne-t-il, se disant « révolté de la tentative d’assimiler l’antisémitisme et l’anti-sionisme. (…) « C’est du sabotage du travail que font les antiracistes », a-t-il estimé.

Une pancarte proclame : « non a l’antisémitisme / non au sionisme / non a l’islamophobie ».

« Dans le dos d’une manifestante, on pouvait lire : »Pas de racistes dans les quartiers, pas de quartier pour les racistes ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...