À Nice, une collecte d’archives auprès des citoyens pour le futur musée de la Shoah
Survivants, descendants de rescapés, témoins et Justes parmi les nations sont appelés à partager avec le Mémorial de la Shoah de Paris tout document qui permettrait de raconter une partie de l'histoire du génocide dans la région
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Dans la perspective de l’ouverture d’un musée de la Shoah à Nice, le Mémorial de la Shoah de Paris a commencé à collecter auprès des habitants de la cité azuréenne des documents d’archives qui pourront servir à alimenter les collections du futur musée.
Nice Matin a rapporté que des Niçois se sont présentés à la Maison pour l’accueil des victimes de Nice, les mercredi 21 et jeudi 22 mai pour faire numériser leurs archives familiales, incluant notamment photos, faux documents, correspondances.
Lior Lalieu, dépêché par le Mémorial pour superviser la collecte d’archives a déclaré au journal que « nous cherchons tout ce qui peut aider à retracer l’histoire de Nice et de la région, de l’avant à l’après Seconde Guerre mondiale ».
« Nous faisons appel aux particuliers disposant de documents ou d’objets. Ils sont numérisés ou photographiés sur place puis rendus — sauf s’ils souhaitent nous les confier », a-t-il précisé.
« Cela permettra de nourrir la mémoire et mieux savoir ce qu’il s’est passé : des zones d’ombre persistent. Les archives de l’hôtel Excelsior, réquisitionné pour rassembler les Juifs arrêtés, ont par exemple disparu. »
Le SS Alois Brunner avait fait de cet hôtel situé à proximité de la gare de Nice son quartier-général. Ainsi, c’est depuis ce lieu que l’arrestation et la déportation des Juifs de la région ont été organisées.
En 2009, le fameux chasseur de nazis Serge Klarsfeld a inauguré une plaque devant l’hôtel Excelsior où son père, comme celui de Simone Veil, avait été parqué avant d’être déporté.
Cette collecte est également l’occasion pour le Mémorial de la Shoah d’enregistrer les témoignages de survivants du génocide.
« Ce matin, un monsieur victime de la rafle du 26 août 1942 est venu nous confier son histoire. Lui a survécu, mais pas sa famille. Des témoignages comme celui-ci sont particulièrement bouleversants », a développé Lior Lalieu.
« Nous avons besoin de connaître les circonstances dans lesquelles les événements se sont déroulés. C’est pourquoi la parole des survivants ou de leurs descendants est primordiale. En présence d’une photographie, par exemple : si personne n’est en mesure de dire où elle a été prise ni qui figure dessus, cela n’a guère d’intérêt historique. Pour mener un travail historique, nous avons besoin de contextualiser les documents. »
Le Mémorial de la Shoah est donc à la recherche de tout document susceptible de témoigner de l’histoire de la Shoah dans la région, qu’il vienne de survivants, de témoins ou de Justes parmi les nations.
Si vous êtes en possession de tels documents, vous pouvez vous manifester auprès du Mémorial de la Shoah en appelant le numéro suivant : 01 53 01 17 28.
Le musée de la Shoah de Nice devrait ouvrir ses portes l’année prochaine.
la Communauté du Times of Israël !








