Abbas met en garde ses responsables de ne pas s’en prendre aux pays arabes
Rechercher

Abbas met en garde ses responsables de ne pas s’en prendre aux pays arabes

La déclaration du dirigeant de l'AP fait suite aux déclarations selon lesquelles des sources palestiniennes accusent des alliés régionaux de connivence avec Trump

Khaled Abu Toameh est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas assiste à une réunion avec le Conseil révolutionnaire du parti au pouvoir, le Fatah, le 1er mars 2018, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie. (AFP PHOTO / ABBAS MOMANI)
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas assiste à une réunion avec le Conseil révolutionnaire du parti au pouvoir, le Fatah, le 1er mars 2018, dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie. (AFP PHOTO / ABBAS MOMANI)

Chaque responsable palestinien qui s’élève contre les gouvernements ou dirigeants arabes sera tenu responsable des « atteintes à la sécurité nationale palestinienne et arabe », a averti dimanche le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Cet avertissement fait suite à une série de critiques, attribuées à de hauts responsables palestiniens, selon lesquelles certains pays arabes ont fait pression sur Abbas pour qu’il accepte le plan de paix du président américain Donald Trump, qui n’a pas encore été dévoilé.

La plupart des critiques, qui ont été publiées dans divers médias arabes, étaient dirigées contre l’Égypte et l’Arabie saoudite, deux pays que certains responsables de l’AP prétendent être en « collusion » avec l’administration Trump pour « imposer » le plan de paix aux Palestiniens.

D’autres responsables palestiniens ont également accusé les pays arabes de ne pas avoir adopté une position plus ferme à l’égard de l’annonce faite par Trump le 6 décembre, qui reconnaissait Jérusalem comme la capitale d’Israël, et de sa récente décision de transférer l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem.

Jibril Rajoub, cadre du Fatah et président de la Fédération palestinienne de football à Ramallah, en Cisjordanie, le 12 octobre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

La décision d’Abbas peut également être liée aux récentes déclarations du haut fonctionnaire du Fatah, Jibril Rajoub, qui a récemment critiqué les efforts de médiation de l’Égypte entre le Fatah et le Hamas.

Dans un communiqué publié dimanche par l’agence de presse officielle de l’AP, Wafa, Abbas « a réaffirmé la position palestinienne de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays arabes ou de les offenser ».

Abbas a déclaré qu’il était interdit d’offenser ou de calomnier les dirigeants des pays arabes, selon le communiqué.

« Tout membre de la direction palestinienne qui agirait ainsi sera tenu responsable de l’atteinte à la sécurité nationale palestinienne et arabe », a-t-il averti.

Abbas a exprimé sa « reconnaissance » pour le soutien des pays arabes aux Palestiniens et leur rejet des décisions de Trump concernant Jérusalem et l’ambassade.

Il a également remercié les pays arabes d’avoir approuvé son propre discours du 20 février devant le Conseil de sécurité des Nations Unies. Dans ce discours, Abbas a appelé à la mise en place d’un « mécanisme international multilatéral » pour ouvrir la voie à un état palestinien.

La semaine dernière, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont exprimé leur plein soutien à la vision d’Abbas et ont appelé à la convocation d’une conférence internationale pour la paix.

Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion au Caire, au cours de laquelle les ministres arabes ont également exprimé leur soutien à Abbas dans sa confrontation avec l’administration Trump.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...