Affaire 4 000 : Le procès de Netanyahu brièvement suspendu, son avocat ayant crié sur les juges
Une dispute a éclaté au sujet des preuves fournies par le témoin Nir Hefetz ; "En quoi cela est-il pertinent ?", a demandé Me Amir Hadad à la juge Rivka Friedman-Feldman

L’avocat du Premier ministre Benjamin Netanyahu a été menacé d’une amende mercredi pour avoir crié sur les juges lors d’une audience dans le cadre du procès pour corruption du Premier ministre.
Me Amit Hadad a protesté lorsque la juge Rivka Friedman-Feldman, présidente du panel de juges chargés de l’Affaire 4 000, a demandé à l’accusation de lui fournir des documents relatifs à l’interrogatoire de Nir Hefetz, ancien assistant du Premier ministre devenu témoin à charge, par la police.
« En quoi cela est-il pertinent ? », a demandé Hadad, selon les médias israéliens.
« Je demande à examiner le document et vous me demandez en quoi cela est pertinent ? », a répondu la juge.
« Je pense que vous vous trompez, il s’agit là d’un renversement complet [des rôles de l’avocat et du juge], et ce n’est pas la première fois cette semaine. »
« C’est inacceptable. Faites une pause si vous voulez », a crié Me Hadad, toujours selon les médias.
« J’en ai fini pour aujourd’hui, j’ai atteint mes limites. »
Les juges ont alors quitté la salle d’audience du tribunal de Tel Aviv, avant de revenir 25 minutes plus tard.
« Il convient de préciser que les avocats des parties n’ont pas le droit de s’opposer aux questions de la Cour, et s’ils continuent, ils s’exposent à des amendes personnelles », a déclaré Friedman-Feldman à la Cour.
Me Hadad a présenté ses excuses et le procès a repris.
Cependant, même après la reprise des débats, la défense et l’accusation ont continué à se quereller au sujet de la présentation des preuves relatives à Hefetz. La juge a autorisé Netanyahu à quitter la salle pendant cet échange qui a duré une quarantaine de minutes.
Netanyahu est jugé dans le cadre de trois affaires de corruption. Il est accusé de fraude et d’abus de confiance dans les Affaires 1 000 et 2 000, ainsi que de corruption, de fraude et d’abus de confiance dans l’Affaire 4 000.
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Le Premier ministre ne cesse de clamer son innocence et d’affirmer que ces accusations ont été créées de toutes pièces dans le cadre d’un coup d’État politique mené par la police et des responsables judiciaires israéliens.
Il a récemment demandé une grâce au président Isaac Herzog, sans pour autant admettre sa culpabilité ni exprimer le moindre remords. Il a fait valoir qu’il était dans l’intérêt national d’Israël qu’il soit gracié afin qu’il puisse se consacrer pleinement à la gestion du pays. Sa demande est toujours en attente.







