Affaire Duma : Un suspect israélien placé en résidence surveillée
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Affaire Duma : Un suspect israélien placé en résidence surveillée

Le 31 juillet 2015, des engins incendiaires avaient été lancés contre une maison palestinienne, brûlant vif Ali Dawabsha, un bébé de 18 mois, alors qu'il dormait

Les juges du tribunal central de district de Lod donnent lecture de leur décision dans la requête préalable au procès concernant la recevabilité des aveux donnés par les deux suspects juifs dans l'affaire terroriste de Duma après avoir été torturés par les interrogateurs du Shin Bet, le 19 juin 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)
Les juges du tribunal central de district de Lod donnent lecture de leur décision dans la requête préalable au procès concernant la recevabilité des aveux donnés par les deux suspects juifs dans l'affaire terroriste de Duma après avoir été torturés par les interrogateurs du Shin Bet, le 19 juin 2018. (Crédit : Jacob Magid/Times of Israel)

La Cour suprême israélienne a rejeté dimanche l’appel du parquet contre la mise en résidence surveillée d’un Israélien détenu depuis deux ans qui est soupçonné de complicité dans un incendie ayant tué une famille palestinienne.

Le 31 juillet 2015, des engins incendiaires avaient été lancés contre une maison palestinienne, en Cisjordanie, brûlant vif Ali Dawabsha, un bébé de 18 mois, alors qu’il dormait.

Son père Saad et sa mère Riham, surpris comme lui dans leur sommeil, avaient succombé à leurs blessures les semaines suivantes. Seul avait survécu Ahmed, le frère, alors âgé de quatre ans.

Le principal suspect, Amiram Ben Ouliel, a été inculpé en janvier 2016 du triple meurtre. Il doit aussi répondre de la tentative de meurtre d’Ahmed. Il avait fait des aveux complets.

Le second suspect, mineur au moment des faits mais inculpé de complicité de meurtre, sera « assigné à résidence avec un bracelet électronique », affirme l’organisation d’extrême droite Honenou, qui défend les deux hommes.

Un tribunal israélien a ordonné jeudi la mise en résidence surveillée du second suspect, mais le parquet a fait appel.

« Le rejet de l’appel du parquet n’est que justice », a déclaré dimanche l’un de ses avocats, Tzion Amir, rappelant que son client a été détenu deux ans et demi et que le tribunal avait invalidé ses aveux.

En juin dernier, un tribunal de Lod (centre) avait invalidé la quasi-totalité des aveux du jeune homme, jugeant qu’ils avaient été obtenus par des moyens coercitifs. Les charges contre Amiram Ben Ouliel avaient en revanche été maintenues.

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