Agression antisémite à Créteil en 2014 : jusqu’à 16 ans de réclusion
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Agression antisémite à Créteil en 2014 : jusqu’à 16 ans de réclusion

Qualifiant le crime de "foncièrement antisémite", l'avocate générale avait requis de 10 à 20 ans de réclusion criminelle à l'encontre de trois accusés

Rassemblement contre l’antisémitisme à Créteil, le 7 décembre 2014. (Crédit : Henri Bettan/Times of Israël)
Rassemblement contre l’antisémitisme à Créteil, le 7 décembre 2014. (Crédit : Henri Bettan/Times of Israël)

Les agresseurs d’un juif et de sa compagne, violée lors d’un violent cambriolage à Créteil en 2014, ont été condamnés vendredi à des peines allant jusqu’à 16 ans de réclusion par la cour d’assises du Val-de-Marne, qui a retenu la qualification antisémite.

Les trois hommes, aujourd’hui âgés de 22, 23 et 26 ans (l’un est en fuite), qui avaient pénétré de force, cagoulés et armés, dans l’appartement des victimes, ont été condamnés à 16, 13, et 8 ans de réclusion criminelle. La cour a également reconnu coupable l’agresseur jugé pour le viol.

La veille, qualifiant le crime de « foncièrement antisémite« , l’avocate générale avait requis de 10 à 20 ans de réclusion criminelle à l’encontre de trois accusés âgés d’aujourd’hui 22, 23 et 26 ans – dont l’un est en fuite – qui s’étaient introduits de force, encagoulés et armés, au domicile des victimes.

Elle a également demandé douze et huit ans de prison pour deux complices, aussi jugés devant les assises du Val-de-Marne depuis le 26 juin.

Le 1er décembre 2014 au matin, Jonathan et sa désormais ex-compagne Laurine, qui habitaient chez les parents du jeune homme, avaient été ligotés et bâillonnés pendant que les agresseurs fouillaient, à la recherche d’argent liquide. « Les juifs, ça ne met pas l’argent à la banque », leur avait-on dit arme au poing, menaçant de les « buter ».

La jeune femme avait été violée par l’un des agresseurs au cours de ce violent cambriolage, des faits qu’aucun accusé ne reconnaît.

Avant le retrait de la cour vers 10H30, ils ont pris la parole une dernière fois, pour s' »excuser », « demander pardon » aux victimes, qui n’étaient pas présentes dans la salle vendredi.

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