Alain Soral condamné à payer 134 400 euros à la Licra
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Alain Soral condamné à payer 134 400 euros à la Licra

La condamnation survient suite à la remise en vente d'un ouvrage antisémite par la maison d'édition du polémiste d'extrême droite

L’essayiste français d'extrême droite Alain Soral s'adresse aux journalistes à son arrivée au palais de justice de Paris, le 12 mars 2015. (Crédit : LOIC VENANCE / AFP)
L’essayiste français d'extrême droite Alain Soral s'adresse aux journalistes à son arrivée au palais de justice de Paris, le 12 mars 2015. (Crédit : LOIC VENANCE / AFP)

L’essayiste d’extrême droite Alain Soral a été condamné par la cour d’appel de Paris à payer 134 400 euros à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) pour avoir remis en vente un ouvrage jugé antisémite, selon une décision consultée samedi par l’AFP.

Paru pour la première fois en 1892, l’ouvrage Le Salut par les Juifs de Léon Bloy avait été réédité par la maison d’édition de Soral et mis en vente sur son site internet en 2013, dans la collection « Les InfréKentables ».

La Licra avait saisi la justice et le tribunal de Bobigny avait ordonné le retrait de quinze passages jugés antisémites, sous peine d’une amende de 300 euros par jour de retard.

La maison d’édition avait estimé « impossible » de « caviarder » l’ouvrage pour en retirer les passages incriminés et l’avait retiré de la vente pendant plusieurs années.

Mais en 2018, le site internet avait indiqué sur la page dédiée au livre que « les ouvrages que la Licra et d’autres veulent faire caviarder par décision de justice sont toujours en vente dans leur version non censurée ».

La Licra saisit alors le juge de l’exécution du tribunal de Bobigny pour faire appliquer la décision de 2013. Ce dernier leur donne raison, ainsi que la cour d’appel de Paris, qui fixe dans sa décision de jeudi le montant de l’amende à 134 400 euros.

Alain Soral, 61 ans, a été condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires. La semaine dernière, il a été condamné à trois amendes, avec possibilité de prison en cas de non-paiement, notamment pour avoir imputé aux Juifs l’incendie de Notre-Dame de Paris.

En avril 2019, il a été condamné à un an de prison ferme pour contestation de l’existence de la Shoah. Il a fait appel.

Il y a quelques semaines, la ville de Lausanne, en Suisse, où il réside désormais, a annoncé saisir la justice contre le personnage après des provocations sur les réseaux sociaux durant l’été.

Ses deux chaînes YouTube ont par ailleurs été supprimées par la plateforme américaine de vidéos en ligne en juillet pour « enfreintes répétées aux conditions d’utilisation ».

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