Alan Gross: Sanders a salué Cuba pendant qu’il me rendait visite en prison
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Alan Gross: Sanders a salué Cuba pendant qu’il me rendait visite en prison

"Je ne sais pas ce qu'il y a de tellement grave dans ce pays", aurait dit le candidat à la présidentielle

Alan Gross, libéré d'une prison cubaine dans la matinée précédente, apparaît lors d'une conférence de presse avec son épouse Judy à Washington peu après son arrivée aux Etats-Unis, le 17 décembre 2014 (Crédit : Win McNamee / Getty Images / via JTA)
Alan Gross, libéré d'une prison cubaine dans la matinée précédente, apparaît lors d'une conférence de presse avec son épouse Judy à Washington peu après son arrivée aux Etats-Unis, le 17 décembre 2014 (Crédit : Win McNamee / Getty Images / via JTA)

WASHINGTON (JTA) – Alan Gross, qui a été emprisonné à Cuba pendant cinq ans pour avoir tenté de relier sa communauté juive à Internet, a déclaré que Bernie Sanders a fait l’éloge de La Havane en lui rendant visite pendant sa période de détention.

« Il a dit, je cite : je ne sais pas ce qu’il y a de tellement grave dans ce pays' », a rapporté Alan Gross, 70 ans, à la radio américaine NPR dans un article publié mercredi.

Juif comme Bernie Sanders, il a déclaré que le sénateur du Vermont – aujourd’hui l’un des principaux candidats démocrates à l’investiture présidentielle — n’avait par ailleurs pas été très loquace lors de l’entretien d’une heure en 2014, en présence de deux autres sénateurs. Alan Gross avait été libéré plus tard cette année-là.

Les deux autres étaient Jon Tester, sénateur démocrate du Montana, et Heidi Heitkamp, sénatrice démocrate du Dakota du Nord. Jon Tester et Bernie Sanders n’ont pas fait de commentaires à NPR. Une personne proche de Heidi Heitkamp, qui ne siège plus au Sénat, a indiqué à la radio que Sanders avait semblé ne pas tenir compte de la réunion et qu’il y avait eu un échange inconfortable entre Sanders et Gross, bien qu’elle n’ait pas pu confirmer la prétendue déclaration de Sanders.

Le candidat à l’investiture s’est vu reprocher ses critiques nuancées du régime de Castro dans une récente interview accordée à CBS dans le cadre de l’émission « 60 Minutes ». Il a qualifié le gouvernement cubain d’autoritaire, mais a également fait l’éloge de ses programmes d’alphabétisation et de soins de santé pour tous.

Le candidat à la présidentielle, le Sen. Bernie Sanders, s’exprime lors d’un débat des primaires, le 20 novembre 2019, à Atlanta. (Crédit : AP Photo/John Bazemore)

Alan Gross, critique virulent du président américain Donald Trump, a indiqué à NPR qu’il s’opposait à la candidature de Sanders à la présidence.

« Je pense juste que c’est une chose stupide à faire pour lui », a ainsi déclaré Gross, qui partage son temps entre les États-Unis et Israël, à NPR.

« D’abord, comment n’a-t-il pas pu voir l’incroyable détérioration de ce qui était autrefois la grandeur de l’ère pré-Castro. Et deuxièmement, comment a-t-il pu être aussi insensible pour faire cette remarque à un otage politique – moi ! ».

Il a en effet été condamné à Cuba pour des crimes contre l’État en raison de son travail de sous-traitant pour le département d’État américain qui consistait à relier la communauté juive à Internet.

Bernie Sanders était en tête des primaires démocrates pendant un certain temps, mais se retrouve aujourd’hui à la traîne derrière l’ancien vice-président Joe Biden depuis le Super Tuesday.

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