Allemagne : Enquête sur un ex-gardien d’un camp de prisonniers soviétiques
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Allemagne : Enquête sur un ex-gardien d’un camp de prisonniers soviétiques

Le suspect aurait travaillé dans le stalag VI C Bathorn entre le 26 octobre 1943 et la libération de ce camp de prisonniers le 5 avril 1945

Dernier appel au Stalag VI-C Oberlangen après sa libération, en avril 1945. (Domaine public)
Dernier appel au Stalag VI-C Oberlangen après sa libération, en avril 1945. (Domaine public)

La justice allemande enquête sur un nonagénaire qui aurait été gardien dans un camp de détenus soviétiques entre 1943 et 1945 et suspecté de complicité d’assassinats, a annoncé lundi le parquet général de Celle.

« Je peux confirmer qu’une procédure est en cours » concernant un homme de 95 ans résidant en Bavière, a indiqué à l’AFP un porte-parole du parquet, Bernd Kolkmeier.

Le suspect aurait travaillé dans le stalag VI C Bathorn, aujourd’hui dans l’État régional allemand de Basse-Saxe, entre le 26 octobre 1943 et la libération de ce camp de prisonniers le 5 avril 1945, selon le quotidien allemand Taz qui a révélé l’affaire.

Un grand nombre de soldats de l’Armée rouge sont morts dans ce camp, selon la justice allemande qui a basé son dossier sur le travail effectué par l’Office central pour l’élucidation des crimes du national-socialisme, seule institution judiciaire compétente pour des pré-enquêtes.

Selon les médias allemands, une dizaine d’instructions judiciaires relatives aux crimes nazis sont en cours dans le pays.

Elles concernent pour beaucoup des agents subalternes du régime nazi ayant par exemple été gardien dans un camp de concentration ou d’extermination.

Mais certaines de ces procédures ne peuvent déboucher sur un procès en raison du très grand âge des suspects.

Fin mars, la justice avait annoncé qu’un ancien gardien d’un camp de concentration, extradé des États-Unis, allait finalement échapper à un procès en Allemagne, faute de « preuves évidentes ».

Ces dernières années, l’Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS et élargi aux gardiens de camps le chef d’accusation de complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, quoique jugée très tardive par les victimes, de sa justice.

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