Après un délit de fuite présumé, les Palestiniens sont la cible d’attaques
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Après un délit de fuite présumé, les Palestiniens sont la cible d’attaques

Des centaines d'oliviers ont été déracinés dans les villages palestiniens durant le week-end, après la mort d'une Israélienne renversée par un automobiliste palestinien

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Les habitants du village de Ras Karkar, en Cisjordanie, examinent les oliviers endommagés par des extrémistes israéliens présumés, le 19 août 2018. (Iyad Haddad / B'Tselem)
Les habitants du village de Ras Karkar, en Cisjordanie, examinent les oliviers endommagés par des extrémistes israéliens présumés, le 19 août 2018. (Iyad Haddad / B'Tselem)

Une série d’apparents crimes de haine ont visé des Palestiniens et leurs biens durant le week-end, en Cisjordanie, selon un groupe de défense dimanche, après la mort d’une femme israélienne. Les éléments de l’incident laissaient penser à une attaque à la voiture-bélier mais il s’agirait plus probablement d’un délit de fuite.

Selon B’Tselem, 42 heures après que Hava Roizen a été renversée et tuée par un automobiliste palestinien sur la route 60, au nord de la Cisjordanie, des Israéliens ont lancé des pierres sur des voitures palestiniennes près de l’implantation de Yitzhar et ont mis le feu à un tracteur près du village d’Urif.

Vendredi, après la mort de Roizen, des Palestiniens des villages d’Arraba et de Luban a-Sharqiya, au nord de la Cisjordanie, on trouve respectivement 300 et 70 oliviers déracinés, selon B’Tselem.

Un incident similaire a été signalé à Ras Karkar, près de Ramallah, selon le groupe. Ce sont 74 oliviers qui ont été coupés, un puits d’eau a été endommagé et des slogans haineux ont été retrouvés sur les lieux.

La police n’a pas encore ouvert d’enquête sur ces incidents.

Des graffitis près du village de Ras Karkar en Cisjordanie, le 19 août 2018. (Iyad Haddad / B’Tselem)

Dans un autre incident, les pneus de 15 véhicules ont été lacérés dans la nuit de samedi à dimanche dans un quartier de Jérusalem Est dans le cadre d’un apparent crime de haine, selon une ONG basée à Jérusalem dimanche.

La phrase « Les arabes de Jérusalem sont des terroriste, Havat Gilad », taguée dans le village d’Issawiya, le 18 août 018. (Crédit : Ir Amin)

A Issawaya, la phrase « Les arabes de Jérusalem sont des terroriste, Havat Gilad », selon l’organisation de gauche Ir Amim.

Le graffiti faisait apparemment référence à l’avant-poste de Havat Gilad, au nord de la Cisjordanie. Hava Roizen y a été tuée jeudi par un automobiliste palestinien. Il s’agirait d’un délit de fuite, mais l’armée n’a pas écarté la piste terroriste. L’automobiliste s’est rendu peu après à la police.

Relayant les propos de résidents locaux, Ir Amim a déclaré que les agents de police qui ont été dépêchés à Issawiya ont nettoyé les graffitis. La police a ouvert une enquête sur cet incident et a récolté des preuves qui leur permettront de retrouver les suspects.

Bien que la police n’a pas indiqué qui était à l’origine du vandalisme, des extrémistes juifs commettent régulièrement des attaques dites « prix à payer », après des violences palestiniennes ou des démolitions d’implantations illégales en Cisjordanie.

Des oliveraies palestiniennes, des mosquées et des églises ont été visées par des extrémistes de droite ces dernières années, ainsi que des groupe de de droite pacifistes israéliens et même des bases militaires israéliennes.

La police a ouvert des enquêtes sur des dizaines de crimes de haines, probablement perpétrés par des résidents d’implantations israéliennes ces dernières semaines. Même si la police a procédé à quelques arrestations, les seuls suspects à avoir été placés en détention ont été libérés la semaine dernière sans qu’aucune plainte n’ait été déposée contre eux.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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