Après Yamina, Smotrich appelle les listes religieuses à rester solidaires
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Après Yamina, Smotrich appelle les listes religieuses à rester solidaires

Alors que HaYamin HaHadash fait scission, l'Union nationale recommande une alliance permanente avec HaBayit HaYehudi - qui clame devoir d'abord régler des affaires internes

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le ministre des Transports Bezalel Smotrich au lancement de la campagne électorale de l'alliance politique Yamina, à Ramat Gan, le 12 août 2019. (Crédit : Flash90)
Le ministre des Transports Bezalel Smotrich au lancement de la campagne électorale de l'alliance politique Yamina, à Ramat Gan, le 12 août 2019. (Crédit : Flash90)

Le député Bezalel Smotrich a appelé dimanche le législateur Rafi Peretz à le rencontrer immédiatement afin de procéder à la fusion de leurs deux factions nationalistes et religieuses alors que Yamina – le nom de l’alliance qu’ils avaient conclu avec la formation HaYamin HaHadash – doit se dissoudre dans la semaine.

La commission des arrangements de la Knesset avait prévu de se réunir, dimanche, pour approuver la dissolution de Yamina mais la rencontre a été annulée après que l’alliance des partis de droite s’est trouvée dans l’incapacité de déléguer un représentant qui aurait expliqué cette initiative à l’instance. Tandis que certains, dans le parti, ont confié au site d’information national-religieux Srugim que ce retard était purement technique, d’autres ont clamé qu’il y avait des désaccords internes sur l’absolue nécessité de cette rupture entre les formations.

L’alliance avait annoncé qu’elle se dissoudrait en factions quelques minutes après la diffusion des sondages de sortie des urnes, qui avaient révélé que le parti faisait une entrée confortable à la Knesset, lors des élections du mois de septembre. Ce même mois, Shaked avait indiqué qu’elle était défavorable à la disparition de Yamina, évoquant « ce qui est bon » pour le pays, tout en ajoutant qu’il était important de maintenir les promesses de campagne.

Une nouvelle date de présentation devant la commission des arrangements doit encore être fixée. Si la dissolution est approuvée, Yamina se scindera et laissera la place à HaYamin HaHadash, dirigé par Naftali Bennett, HaBayit HaYehudi de Peretz et l’Union nationale de Smotrich.

Rafi Peretz (à droite), président de l’Union des partis de droite, et Bezalel Smotrich, président de la faction Union Nationale, lors du lancement de la campagne électorale du parti en 2019, le 11 mars 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

S’exprimant lors d’un cocktail organisé par l’Union nationale à l’occasion du nouvel an, Smotrich a déclaré : « Je ne vois aucune justification à l’existence de deux partis. Il faut une fusion immédiate entre l’Union nationale et HaBayit HeYehudi ».

Smotrich a reconnu l’existence de différences d’opinion entre sa formation plus radicale et HaBayit HaYehudi, précisant que ces désaccords pouvaient être réglés.

Il a appelé Peretz à le rencontrer dans les prochains jours pour trouver un accord.

Répondant aux propos de Smotrich, un responsable de HaBayit HaYehudi a indiqué au site Walla que son parti s’inquiétait tout d’abord de résoudre des problèmes internes après une performance électorale décevante (Yamina n’a remporté que sept sièges) mais qu’après, il serait prêt à négocier avec l’Union nationale.

HaYamin HaHadash de Shaked, l’Union nationale et HaBayit HaYehudi s’étaient rassemblés sur une liste unique en amont des élections sous l’étiquette de Yamina pour s’assurer que tous franchiraient le seuil électoral fixé à 3,25 %.

Shaked et Bennett avaient quitté HaBayit HaYehudi au mois de décembre 2018 pour former HaYamin HaHadash, tentant d’en appeler aux électeurs nationalistes moins religieux. Les deux personnalités avaient espéré drainer des votes du Likud et de l’Union des partis de droite – une faction comprenant HaBayit HaYehudi, l’Union nationale et la formation d’extrême-droite Otzma Yehudit – mais la manœuvre avait échoué et HaYamin HaHadash n’avait pas franchi le seuil électoral de 3,25 % lors du scrutin du 9 avril.

Naftali Bennett et Ayelet Shaked lors d’une conférence de presse à Ramat Gan, le 21 juillet 2019. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Avant le vote du mois de septembre, HaYamin HaHadash avait joint ses forces à HaBayit HaYehudi et à l’Union nationale, formant l’alliance Yamina. Pour s’efforcer d’élargir sa base électorale, l’alliance avait nommé à sa tête Shaked – femme politique controversée mais jouissant d’une grande popularité.

Pourtant, un réexamen des statuts de HaYamin HaHadash qui a été réalisé le mois dernier par le site en hébreu du Times of Israel, Zman Yisrael, a révélé que Bennett restait le président de la formation, même si Shaked a été publiquement présentée comme sa dirigeante pendant toute la campagne et qu’elle a occupé la place numéro un sur la liste de la Knesset.

La raison de cette ambiguïté semble faire partie d’une initiative menée par la formation pour maintenir le statut de Shaked à la tête de Yamina tout en remettant à plus tard toute discussion sur l’avenir politique de la faction.

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