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Archéologie : Un tunnel pourrait conduire à la tombe perdue de Cléopâtre

Récemment découvert, le tunnel, situé à plus de 13 mètres sous terre, est qualifié par les autorités égyptiennes de « splendeur géométrique »

Ce montage photo montre le tunnel découvert sous l’ancien temple égyptien Taposiris Magna, près d’Alexandrie, en novembre 2022 (Crédit : Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités)
Ce montage photo montre le tunnel découvert sous l’ancien temple égyptien Taposiris Magna, près d’Alexandrie, en novembre 2022 (Crédit : Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités)

Des archéologues égyptiens ont découvert un vaste tunnel souterrain près de la ville d’Alexandrie et ils espèrent qu’il les mènera à la tombe perdue du dernier pharaon égyptien et peut-être de sa souveraine la plus célèbre, la reine Cléopâtre VII.

Le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités a déclaré que le tunnel, long de 1,3 kilomètre, avait été creusé dans la roche, sous l’ancien temple égyptien Taposiris Magna.

Le tunnel, situé à plus de 13 mètres sous terre, est qualifié par le ministère de « splendeur géométrique », susceptible de mener au dernier lieu de repos de Cléopâtre.

Les fouilles ont été menées par une mission archéologique conjointe, dominicaine et égyptienne, avec l’appui de l’Université de San Domingo.

« C’est un endroit rêvé pour la tombe de Cléopâtre », a expliqué à Heritage Key le Dr Kathleen Martinez, qui a dirigé la mission conjointe.

« S’il n’y avait qu’un pour cent de chances que la dernière reine d’Egypte soit inhumée là-bas, il serait de mon devoir de la rechercher », ajoute Martinez.

Cléopâtre a été reine du royaume ptolémaïque d’Égypte de 51 avant l’ère commune jusqu’à sa mort survenue en 30 avant l’ère commune, lorsque Rome a repris le pays. Sa mort marque également la fin de la période hellénistique.

Ses amours et luttes de pouvoir avec l’empereur romain Jules César et le politicien romain Marc Antoine auraient eu un impact important sur le cours de l’histoire égyptienne et romaine, ce dernier ayant été immortalisé par William Shakespeare dans sa pièce « Antoine et Cléopâtre ».

« C’est la première fois que l’on trouve des tunnels, des passages souterrains à l’intérieur des murs d’enceinte du temple », souligne Martinez, notant que si la découverte menait à la tombe de Cléopâtre, ce serait « la découverte la plus importante de tout le 21e siècle ».

Martinez travaille au temple Taposiris Magna, à la recherche de la tombe perdue, depuis plus de 15 ans.

Une partie du tunnel avait été immergée, ce qui accrédite la thèse selon laquelle les fondations du temple l’auraient également été, à l’issue des 23 tremblements de terre qui ont frappé la zone entre 320 et 1303 après l’ère commune.

L’équipe de Martinez a déjà mis au jour plusieurs artefacts de grand intérêt, sous le temple, au cours de cette mission, et notamment des pièces de monnaie portant les noms de la reine Cléopâtre et d’Alexandre le Grand, ou encore des statues de la déesse égyptienne Isis.

Une tête d’albâtre provenant d’une statue de la reine Cléopâtre, à gauche, une partie de masque représentant sans doute Marc Antoine, et des pièces de monnaie portant l’image de Cléopâtre sont exposées au temple de Taposiris Magna, à l’ouest d’Alexandrie, en Égypte, le 19 avril 2009. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil)

Des fouilles antérieures sur ce site avaient permis d’excaver des momies à langue d’or ainsi qu’un cimetière de momies faisant face au temple, deux signes révélateurs de la présence d’une tombe royale à proximité, selon Martinez.

A ce jour, la découverte archéologique la plus célèbre d’Égypte reste pour beaucoup celle de la tombe du roi Toutankhamon, mise au jour il y a 100 ans.

Mais si la tombe de Cléopâtre était retrouvée, cela pourrait changer.

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