Avrohom Pinter, un éminent rabbin londonien, décède du Covid-19
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Avrohom Pinter, un éminent rabbin londonien, décède du Covid-19

Il a été le premier rabbin à siéger au conseil municipal et à diriger la prestigieuse école de filles Yesodey Hatorah ; il est connu pour avoir œuvré au dialogue interreligieux

Le rabbin Avrohom Pinter, à droite, discute avec d'autres responsables communautaires à Londres, le 5 juin 2017. (Crédit : Richard Baker / In Pictures via Getty Images via JTA)
Le rabbin Avrohom Pinter, à droite, discute avec d'autres responsables communautaires à Londres, le 5 juin 2017. (Crédit : Richard Baker / In Pictures via Getty Images via JTA)

JTA – Avrohom Pinter, un éminent rabbin du Royaume-Uni et premier rabbin britannique à siéger dans un conseil municipal, a été emporté par le Covid-19.

Jeune septuagénaire, Avrohom Pinter est décédé le 13 avril dans un hôpital de Londres, a rapporté le Jewish News.

Il était l’un des rabbins les plus influents de Stamford Hill, un quartier du nord de Londres qui compte une importante communauté ultra-orthodoxe.

Il a siégé au conseil municipal de Hackney Borough à Londres. Il a également été le directeur de la prestigieuse école pour filles Yesodey Hatorah de Londres, fondée par son père, Shmuel Pinter, en 1948.

Ces dernières années, il s’est exprimé contre l’antisémitisme au sein du Parti travailliste, où il avait de nombreux amis.

Représentant une communauté relativement insulaire, Avrohom Pinter et sa femme, Rachel, décédée en 2014, ont jeté des ponts entre les différentes confessions et religions. Il a participé à des événements de la communauté juive en dehors des cercles haredim ainsi qu’à des activités interconfessionnelles.

Avrohom Pinter avait « un cœur bienveillant et un engagement inébranlable envers sa communauté », a réagi Ephraim Mirvis, le grand rabbin du Royaume-Uni. « Sa perte sera largement ressentie dans toute la communauté juive anglophone et au-delà ».

David Hirsh, un érudit juif qui a connu le rabbin, était parmi les nombreux commentateurs de son décès qui ont loué l’attention que celui-ci portait aux gens qui l’entouraient, y compris ceux en dehors de sa communauté.

Avrohom Pinter avait l’habitude de demander à David Hirsh des nouvelles de sa fille qu’il avait rencontrée à l’âge de 10 ans et à qui il avait refusé de serrer la main.

Le rabbin n’a pas dit qu’il ne devait pas serrer la main d’une fille.

« Il a dit que sa communauté ne lui permettrait pas de le faire », se souvient David Hirsh.

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