Ayelet Shaked met en garde Netanyahu contre une trahison de ses alliés de droite
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Ayelet Shaked met en garde Netanyahu contre une trahison de ses alliés de droite

La cheffe de Yamina a averti que si Netanyahu trahissait le sionisme religieux, "nous en supporterons tous les conséquences"

La présidente du parti Yamina, Ayelet Shaked, prend la parole lors d'une conférence de la Manufacturers Association à Tel Aviv, le 2 septembre 2019. (Flash90)
La présidente du parti Yamina, Ayelet Shaked, prend la parole lors d'une conférence de la Manufacturers Association à Tel Aviv, le 2 septembre 2019. (Flash90)

Mercredi, Ayelet Shaked, la cheffe de l’alliance Yamina, a prévenu le Premier ministre Benjamin Netanyahu de ne pas mettre de côté le bloc de partis religieux et de droite scellé à son initiative, le Likud tenterait actuellement de former un gouvernement d’unité avec Kakhol lavan.

Le parti de Benny Gantz a insisté pour dire qu’il négociait uniquement avec le Likud, mais des représentants de ce dernier ont fait savoir qu’ils discutaient également au nom de leurs partenaires : l’alliance d’extrême droite Yamina et les partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah.

« S’il y a une trahison de la droite idéologique et du sionisme religieux, tout le monde en supportera les conséquences », a déclaré Ayelet Shaked à Radio Jérusalem. « Nous serons une opposition combative, et le parti du Likud devra expliquer au camp de droite pourquoi il a défait un gouvernement de droite et envoyé la droite dans l’opposition ».

Mardi, le Likud de Netanyahu et Kakhol lavan se sont livrés à une joute autour de l’inclusion du bloc de partis religieux de droite dans les négociations de coalition, peu après la fin d’une rencontre entre les deux camps destinée à sortir le pays de l’impasse politique après les élections de la semaine dernière.

Le Président Reuven Rivlin (au centre) rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le chef du parti Kakhol lavan Benny Gantz à la résidence du Président à Jérusalem, le 23 septembre 2019. (Haim Zach/GPO)

Netanyahu et Gantz doivent se rencontrer à la résidence de Reuven Rivlin mercredi soir. Le président a jusqu’au 2 octobre pour confier à l’un des deux hommes la tâche de former une coalition majoritaire.

Les négociations se sont focalisées sur la possibilité d’une rotation au poste de Premier ministre, avec un certain nombre d’idées mises en avant autour de la question du nom de celui qui gouvernera en premier, selon des médias.

Gantz insiste pour être à la tête de tout gouvernement d’unité et a exclu de siéger avec Netanyahu à cause de sa possible inculpation dans des affaires de corruption. Dans les dernières semaines de la campagne électorale, l’ancien chef d’état-major a également promis de former un gouvernement « laïc » et rejeté toute coalition avec les partis Shas et Yahadout HaTorah.

Après la rencontre de lundi, Kakhol lavan a annoncé que son dirigeant avait indiqué à Netanyahu que l’unité n’était pas possible à moins qu’il ne démissionne du poste de Premier ministre.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre les responsables de droite et des partis haredis dans son bureau à Jérusalem, le 18 septembre 2019. (Crédit : Likud)

La semaine dernière, Netanyahu a fait signer aux partis Yamina, Shas et Yahadout HaTorah un accord avec le Likud pour qu’ils négocient en un bloc uni, après des élections où les partis religieux et de droite n’ont pas réussi à rassembler assez de soutien pour former leur propre coalition. Gantz et ses partenaires de centre-gauche n’ont pas non plus obtenu les 61 sièges nécessaires pour obtenir une majorité à la Knesset de 120 sièges. Dans ce contexte, le parti nationaliste laïc Yisrael Beytenu fait figure de faiseur de roi avec ses huit sièges.

Netanyahu a assuré à ses partenaires politiques religieux qu’il respecterait l’accord qu’il a conclu avec eux. Dans le même temps, Gantz a dit aux membres de son parti qu’il n’abandonnera pas sa promesse faite aux électeurs de ne pas laisser Netanyahu rester Premier ministre, ce qui laisse penser que l’impasse politique dans laquelle se trouve Israël, sans gouvernement depuis plusieurs mois, pourrait bien encore durer.

Des sources internes à Kakhol lavan, citées dans des médias israéliens, ont affirmé qu’ils menaient des négociations d’unité avec le Likud uniquement, et non pas avec l’ensemble du bloc de droite ultra-orthodoxe.

« Nous ne sommes pas en négociations avec les partis de droite et haredi. Netanyahu sait que nous ne serons pas dans un gouvernement avec Yaakov Litzman [Yahadout HaTorah] et Bezalel Smotrich [Yamina]. Les négociations sont avec le Likud et non avec le bloc », a assuré une source du parti citée par le site d’information Ynet.

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