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Bennett rencontre Liberman et promet de s’attaquer à la hausse du coût de la vie

La concurrence est le meilleur outil pour atténuer les hausses de prix, selon le Premier ministre ; Le ministère des Finances devrait présenter son plan la semaine prochaine

Le Premier ministre Naftali Bennett (au centre) lors d'une réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem le 6 février 2022. (Haim Zach / GPO)
Le Premier ministre Naftali Bennett (au centre) lors d'une réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem le 6 février 2022. (Haim Zach / GPO)

Face aux récentes hausses de prix des biens de consommation, de l’essence et de l’électricité, le Premier ministre Naftali Bennett a promis dimanche d’appliquer des mesures visant à réduire le coût de la vie en Israël.

« C’est la concurrence qui fait toujours baisser les prix et améliore le service aux consommateurs », a déclaré le Premier ministre, lors de la réunion hebdomadaire du cabinet, ajoutant qu’il avait l’intention dans les prochains jours de présenter aux Israéliens un plan complet qui réduira le coût de la vie.

« Au-delà de toute action à court terme qui peut être prise, la solution réside dans l’identification des espaces où la concurrence n’existe pas et dans la création de concurrence en leur sein », a déclaré Bennett. « Cela impliquera tous les ministres du gouvernement. Nous devons assouplir la réglementation et ouvrir le marché à la concurrence. »

Le Premier ministre a ensuite rencontré le ministre des Finances Avigdor Liberman et des experts financiers pour discuter des mesures pratiques qui s’avèrent nécessaires pour parvenir à cet objectif.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett avec le ministre des Finances Avigdor Liberman lors d’un vote sur le budget de l’État à la Knesset, le 2 septembre 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

À l’issue de la réunion, il a été décidé que le ministère des Finances présenterait un plan national de lutte contre le coût de la vie en Israël dès la semaine prochaine.

Ultérieurement, Bennett a déclaré que le gouvernement faisait face à une occasion unique « d’être courageux et de remédier à ces défaillances structurelles à long-terme qui ont conduit à une décennie de hausses de prix ». Il a ajouté que cela signifie essentiellement réduire l’impact des groupes de pression et des actionnaires sur le processus de prise de décision.

Toutefois, malgré la confiance affichée de Bennett dans la capacité de son gouvernement à s’attaquer efficacement à ce problème urgent, certains ministres ont déclaré que cela pourrait s’avérer plus difficile qu’il ne l’imagine.

Le chef du Meretz et ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, a noté que si la concurrence est théoriquement une bonne politique à encourager, elle pourrait conduire à de faux prétextes.

Des consommateurs au supermarché Rami Levy à Jérusalem le 3 février 2022. (Yonatan Sindel/Flash90)

« La concurrence peut aussi être présentée faussement », a-t-il déclaré lors de la réunion du cabinet. « Nous avons actuellement de nombreuses chaînes de vente au détail, qui ne sont pas en concurrence, elles coordonnent les prix entre elles. Superviser les coûts ne devrait pas être un sujet tabou », a-t-il déclaré.

Liberman a fait valoir que le coût de la vie en Israël était relativement bas, par rapport à d’autres pays. « Le taux d’inflation en Israël est environ la moitié de ce qu’il est dans des pays similaires, et inférieur à ceux des États-Unis et de l’Allemagne », a-t-il déclaré.

Dans une interview accordée à la radio Kan Bet dimanche, Liberman a fait valoir qu’« Israël entre en 2022 dans une bonne situation. Sa croissance est plus rapide que celle observée dans tous les autres pays occidentaux. »

Liberman a toutefois admis que la classe moyenne israélienne supporte la majeure partie du fardeau financier du pays, et déclaré que son objectif était de renforcer cette classe moyenne, citant la campagne partiellement réussie menée par les ministères des Finances et de l’Économie pour convaincre les principaux fabricants et importateurs de reporter les hausses de prix prévues.

Des hausses de prix sur un large éventail de biens de consommation avaient été annoncées par certains des plus grands fabricants et distributeurs de produits alimentaires d’Israël ces derniers mois, dont Osem-Nestlé, ainsi que par des géants internationaux de l’importation comme Diplomat et Schestowitz Ltd.

Les hausses devaient augmenter les coûts de produits tels que le ketchup, les pâtes, le riz, les produits nettoyants ménagers et pour certains articles, c’est une hausse de plusieurs shekels qui avait été envisagée.

La ministre israélienne de l’Économie Orna Barbivai à Jérusalem, le 14 juin 2021. (Crédit : Sraya Diamant/FLASH90)

Liberman et la ministre de l’Economie Orna Barbivai avaient envoyé des lettres d’avertissement aux dirigeants des grandes entreprises alimentaires et des détaillants en Israël, les exhortant à revenir sur leurs décisions d’augmenter les prix des produits alimentaires cette année.

Ils avaient évoqué les chiffres d’affaires récents et les primes accordées aux dirigeants de ces sociétés, ainsi que les difficultés économiques persistantes provoquées par la pandémie de COVID-19. Ils ont également averti qu’ils pourraient examiner de plus près les pratiques commerciales des géants de l’alimentation.

Les avertissements des ministres et la pression publique apparue sur les médias sociaux ont semblé porter leurs fruits, bon nombre de grandes entreprises ayant reporté ou annulé les hausses prévues.

Les Israéliens sont également confrontés à des hausses du coût de l’électricité, qui augmente de 5,7 % ce mois-ci.

Le prix de l’essence est en hausse de 0,34 NIS le litre, ce qui coûte en moyenne au consommateur israélien un supplément de 17 NIS, lorsqu’il fait le plein à la pompe.

Liberman a défendu les hausses des coûts de l’énergie en les qualifiant de modestes par rapport à celles pratiquées dans le monde.

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