Bessent avertit l’Iran : Washington s’apprête à lancer « la plus grande offensive financière jamais menée »
Téhéran menace de "conséquences" les pays qui se joignent à la campagne de sanctions américaine tout en raillant l'administration Trump
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Les États-Unis ont menacé l’Iran d’une « plus grande offensive financière jamais lancée », alors qu’ils s’apprêtent à imposer des sanctions économiques à l’encontre de ses partenaires commerciaux.
Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, tiendra une conférence de presse lundi, promettant de dévoiler des mesures encore plus sévères à l’encontre d’un pays qui subit des sanctions économiques quasi-permanentes depuis la Révolution islamique de 1979.
« À l’aube commence un ‘Jour J économique’ – la plus grande offensive financière jamais lancée contre un adversaire », a écrit Bessent dans une tribune publiée dans le Financial Times.
Sans donner de détails sur les mesures spécifiques, Bessent a laissé entendre que les États-Unis cibleraient les « nations craintives » qui pratiquent la « politique d’apaisement » en s’engageant dans l’économie et le système financier iraniens.
« Elles feraient bien de réfléchir aux conséquences d’un tel soutien », a-t-il écrit dans le Financial Times.
Le ministère iranien des Affaires étrangères avait mis en garde lundi les pays contre les « conséquences » auxquelles ils s’exposeraient s’ils se joignaient à la campagne de pression économique menée par les États-Unis contre la République islamique.
« Les avertissements nécessaires ont bel et bien été lancés, car toute complicité avec les États-Unis dans la mise en œuvre de leurs actions agressives contre l’Iran aura inévitablement des conséquences », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaei, lors d’un point presse hebdomadaire.
Dans le même temps, le ministère des Affaires étrangères a rejeté la déclaration de Washington selon laquelle il allait imposer des sanctions sévères, affirmant que celle-ci contredisait les affirmations américaines selon lesquelles les capacités militaires et nucléaires de Téhéran auraient été démantelées.
« Votre discours ne tient pas la route : vous affirmez que la puissance militaire de l’Iran a été ‘démantelée’, que 100 % de ses usines militaires ont été ‘détruites’ et que son programme nucléaire a été ‘enterré’ », a écrit Kazem Gharibabadi, vice-ministre des Affaires étrangères, dans un message publié sur le réseau social X.
Pourtant, a-t-il ajouté, « il faut recourir à ‘la plus grande invasion financière de l’histoire’ et à la mobilisation de ‘toutes les institutions et tous les pouvoirs’ des États-Unis ! S’agit-il d’une victoire ou d’un aveu de défaite de la part des États-Unis ? »
Bessent avait précédemment indiqué sur X que cette mesure faisait suite au « démantèlement des capacités militaires de l’Iran, à la destruction de près de 100 % de ses usines militaires et à l’enterrement de son programme nucléaire » par les États-Unis.
Dimanche, le président iranien Massoud Pezeshkian a finalement reconnu que la société iranienne traversait « de nombreuses difficultés ».
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