Bezeq : La DG, sous le coup d’une enquête pour corruption, annonce sa démission
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Bezeq : La DG, sous le coup d’une enquête pour corruption, annonce sa démission

Stella Handler démissionnera le 1er juillet et estime que cette décision est "la bonne pour moi personnellement comme pour Bezeq"

La PDG de Bezeq, Stella Handler, lors d'une audience devant le tribunal de première instance de Tel-Aviv le 18 février 2018. (Flash90)
La PDG de Bezeq, Stella Handler, lors d'une audience devant le tribunal de première instance de Tel-Aviv le 18 février 2018. (Flash90)

La directrice générale de Bezeq, Stella Handler, qui fait l’objet d’une enquête majeure pour corruption impliquant le géant des télécommunications, a annoncé lundi qu’elle démissionnera au mois de juillet.

« Après avoir terminé un mandat de cinq ans à Bezeq et pour préparer le changement de propriété au sein de l’entreprise et au vu des enquêtes et des circonstances qu’elle a drainées dans son sillage, j’ai décidé de démissionner de mon poste », a écrit Handler dans une lettre adressée au président en exercice de Bezeq, David Granot.

« C’est la bonne décision pour moi personnellement et pour Bezeq », a-t-elle dit.

Granot a remercié Handler et salué son travail au sein de l’entreprise.

« Durant la période pendant laquelle j’ai servi en tant que président en exercice de l’entreprise, j’ai appris à connaître le travail excellent de Stella Handler à Bezeq et son profond engagement en faveur de la réussite de l’entreprise », a-t-il noté, disant qu’elle avait travaillé avec des limitations « qui n’étaient pas simples ».

Yaakov Paz, vice-président de Bezeq, a été nommé directeur-général en exercice de Bezeq le mois dernier à la place de Handler.

Handler, qui avait pris son poste en 2013, a été assignée à domicile le mois dernier après avoir été placée en détention par la police en liaison avec « l’Affaire 4000 » qui implique également le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Shaul Elovitch lors de la prolongation de sa détention provisoire dans l’affaire 4000 au tribunal de Tel Aviv, le 22 février 2018. (Flash90)

L’actionnaire principal de Bezeq, Shaul Elovitch; son épouse, Iris, son fils, Or; et le directeur-général adjoint de Bezeq pour le développement commercial ont également été assignés à résidence dans ce dossier. Ils ont nié toute malversation.

L’enquête sur la-dite « Affaire 4000 » a commencé lorsque l’Autorité israélienne des titres a ouvert une enquête sur des décisions prises par le ministère des Communications qui avaient constamment bénéficié de manière spectaculaire à Bezeq.

En échange des faveurs ministérielles accordées à Bezeq, Elovitch est soupçonné d’avoir donné pour instruction au site d’information Walla, dont il est propriétaire, d’assurer une couverture favorable des actions de Netanyahu et de sa famille. Pendant ce temps, le directeur-général du ministère, Shlomo Filber, est devenu témoin de l’accusation dans l’affaire.

Nir Hefetz, ancien porte-parole de la famille de Netanyahu, est également devenu témoin de l’accusation. Il aurait agi comme intermédiaire entre Netanyahu et Filber concernant les régulations décidées au profit de Bezeq, ainsi qu’entre l’épouse de Netanyahu, Sara, et Iris Elovitch pour la couverture médiatique assurée dans Walla.

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