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Biden à Bennett : les USA « soutiennent fermement » Israël face au terrorisme

Selon la Maison Blanche, les deux dirigeants ont évoqué l’importance des partenariats régionaux, comme l’illustre le Sommet du Neguev, sans référence à l’Iran ou aux Palestiniens

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Right wing activists wave Israeli flags during a protest against Israel's Prime Minister Naftali Bennett, following a recent wave of violence, in Tel Aviv, Israel, Wednesday, March 30, 2022. Three deadly attacks in Israel in a week are raising questions over Israel's approach to its conflict with the Palestinians, after years of efforts to sideline the issue and focus instead on other regional priorities.(AP Photo/Oded Balilty)
Right wing activists wave Israeli flags during a protest against Israel's Prime Minister Naftali Bennett, following a recent wave of violence, in Tel Aviv, Israel, Wednesday, March 30, 2022. Three deadly attacks in Israel in a week are raising questions over Israel's approach to its conflict with the Palestinians, after years of efforts to sideline the issue and focus instead on other regional priorities.(AP Photo/Oded Balilty)

Le Président américain Joe Biden s’est entretenu au téléphone avec le Premier ministre Naftali Bennett mercredi, pour présenter ses condoléances et exprimer son soutien à Israël face aux récents attentats terroristes meurtriers.

Biden « a souligné que les États-Unis se tenaient fermement et résolument aux côtés d’Israël face à la menace terroriste, comme à toutes celles qui pèsent sur l’État d’Israël », selon les termes du compte-rendu américain. Biden « a offert toute l’aide possible à nos alliés israéliens face aux menaces pesant sur leur population. »

Onze personnes ont été tuées dans trois attentats distincts perpétrés en l’espace d’une semaine dans les villes de Beer Sheva, Hadera et Bnei Brak.

« Les [deux] dirigeants ont évoqué l’importance des partenariats régionaux, comme en témoignent les accords d’Abraham et le Sommet du Neguev, dédié à la promotion de la sécurité et l’amélioration de la vie des populations au Moyen-Orient », a indiqué le communiqué de la Maison Blanche.

Le Sommet du Neguev avait réuni les ministres des Affaires étrangères d’Israël, des États-Unis, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Maroc et de l’Égypte à Sde Boker pour des pourparlers sur la coopération régionale.

Cette réunion s’est tenue sous les auspices des accords d’Abraham, négociés par l’administration Trump en 2020, et qui ont permis à Israël de normaliser ses relations avec les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc.

L’administration Biden souhaite d’ailleurs renforcer les accords existants avec ces forums multilatéraux en y intégrant l’Égypte et la Jordanie.

Clôture du Sommet du Neguev, le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid al-Zayani, à gauche, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Shoukry, le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan, à Sde Boker, en Israël, lundi 28 mars 2022. (Crédit : Jacquelyn Martin/AP)

Le bureau du Premier ministre israélien a confirmé l’appel et déclaré que Bennett avait remercié Biden pour sa prise de position. Il a ajouté que les deux hommes avaient évoqué « l’attaque de l’Iran dans la région » ainsi que d’autres questions non précisées.

La déclaration de la Maison Blanche n’a, pour sa part, fait aucune mention de l’Iran, sujet d’inquiétude majeure pour Israël et principal sujet de discussion entre les deux pays. Les États-Unis seraient sur le point de conclure un accord avec l’Iran pour un retour conjoint au respect d’un accord nucléaire permettant un allègement des sanctions en l’échange de limitations du programme nucléaire de Téhéran.

Le président américain Joe Biden rencontre le Premier ministre Naftali Bennett dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le vendredi 27 août 2021, à Washington, DC. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci)

Bien qu’opposé à l’accord, Israël a préféré ne pas alimenter la controverse avec l’administration Biden, souhaitant éviter que ne se reproduise le même scénario que lors des précédentes négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, qui avait conduit à des frictions entre Jérusalem et Washington.

La déclaration américaine n’a pas non plus fait mention des Palestiniens, pourtant généralement à l’ordre du jour des discussions, dans le cadre du soutien de Washington [au respect] « de conditions de sécurité, liberté et prospérité égales » pour les deux parties, à la recherche d’une solution à deux États.

Avant même que ne déferle la vague terroriste, des responsables de l’administration Biden s’étaient déclarés inquiets d’une possible flambée de violence en avril en raison de la confluence du Ramadan, de Pessah et de Pâques.

La police israélienne et les premiers secours sont sur les lieux d’un attentat terroriste mortel à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Des responsables américains et israéliens ont déclaré au Times of Israël, le mois dernier, que Washington avait demandé à Jérusalem de prendre des mesures pour réduire les tensions et empêcher une telle flambée de violence.

Il s’agirait du quatrième entretien téléphonique connu entre les deux dirigeants depuis l’entrée en fonction de Bennett en juin dernier. Ils s’étaient entretenus pour la dernière fois en février, pour évoquer surtout la question nucléaire iranienne.

Biden avait accueilli Bennett à la Maison Blanche en août dernier, et les deux hommes avaient eu un bref entretien à en marge de la conférence sur le climat à Glasgow en novembre 2021.

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