Biden au prince héritier émirati: la normalisation avec Israël est « stratégique »
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Biden au prince héritier émirati: la normalisation avec Israël est « stratégique »

Lors de sa première discussion avec Mohammed Bin Zayed al Nahyan depuis son élection, le président a évoqué les défis régionaux, la menace nucléaire de l'Iran et la paix régionale

Le président américain Joe Biden dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche, à Washington, le 4 mai 2021. (AP Photo/Evan Vucci)
Le président américain Joe Biden dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche, à Washington, le 4 mai 2021. (AP Photo/Evan Vucci)

Le président américain Joe Biden s’est entretenu par téléphone avec le prince héritier Mohammed Bin Zayed al Nahyan mardi, lors de son premier appel avec le dirigeant de facto des Émirats arabes unis depuis son entrée à la Maison Blanche en janvier.

Au cours de l’appel, M. Biden a salué la normalisation, sous l’ère Trump, des liens entre Israël et les Émirats arabes unis, selon un communiqué de la Maison Blanche.

« Ils ont discuté des défis régionaux et mondiaux, notamment de l’Afghanistan, des dimensions nucléaires et régionales de la menace posée par l’Iran, ainsi que de la quête commune de désescalade et de paix au Moyen-Orient », indique le communiqué.

« À cet égard, le président a souligné l’importance stratégique de la normalisation des relations entre les Émirats arabes unis et Israël. Il a exprimé son soutien total au renforcement et à l’élargissement de ces accords », a déclaré la Maison Blanche.

Le prince héritier d’Abou Dhabi et souverain de facto des Émirats arabes unis, le cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, lors d’une rencontre avec le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 15 mai 2017. (AP/Andrew Harnik, File)

L’administration Biden a fait savoir au Congrès qu’elle poursuivrait un important contrat d’armement avec les Émirats arabes unis, comprenant des avions de pointe F-35, signé dans le sillage de l’accord de normalisation entre Israël et la nation du Golfe, ont déclaré des assistants du Congrès à Reuters le mois dernier.

En janvier, la nouvelle administration a mis temporairement en suspens plusieurs ventes d’armes importantes à l’étranger initiées par l’ancien président américain Donald Trump, notamment le contrat portant sur la fourniture de 50 avions de combat de pointe F-35 aux Émirats arabes unis, qui avait été accéléré par Washington après qu’Abou Dhabi a accepté de normaliser ses relations avec Israël.

Un porte-parole du Département d’État a déclaré à Reuters que les dates de livraison prévues aux Émirats arabes unis se situaient après 2025.

Outre la transaction majeure de 23 milliards de dollars portant sur le transfert de chasseurs furtifs F-35 aux Émirats arabes unis, une autre transaction est mise en suspens : une vente importante de munitions à l’Arabie saoudite. Ces deux ventes ont été sévèrement critiquées par les Démocrates du Congrès.

Il n’était pas clair dans l’immédiat si l’accord avec l’Arabie saoudite allait également se poursuivre.

Les Émirats arabes unis ont été le premier pays à accepter d’établir des relations diplomatiques complètes avec l’État juif dans le cadre des accords d’Abraham, un pacte négocié par Trump et signé à Washington en septembre 2020. Bahreïn a également signé ces accords, tandis que le Maroc et le Soudan ont ensuite accepté de normaliser leurs relations.

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