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Biden invite le président des Emirats arabes unis aux Etats-Unis

Le président américain a promis que les Etats-Unis "ne se détourneront pas" du Moyen-Orient en laissant "un vide que pourraient remplir la Chine, la Russie ou l'Iran"

Le président américain Joe Biden et le président des EAU Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan à une réunion bilatérale dans un hôtel de Jeddah, ville côtière de la mer Rouge en Arabie saoudite, le 16 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)
Le président américain Joe Biden et le président des EAU Cheikh Mohamed bin Zayed al-Nahyan à une réunion bilatérale dans un hôtel de Jeddah, ville côtière de la mer Rouge en Arabie saoudite, le 16 juillet 2022. (Crédit : MANDEL NGAN / AFP)

Le président américain Joe Biden a « solennellement » invité samedi le nouveau chef de l’Etat des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, à se rendre aux Etats-Unis, après une période marquée par des désaccords entre les deux partenaires.

Parmi les principaux exportateurs de pétrole au monde, ce pays du Golfe est depuis longtemps proche des Etats-Unis mais les relations se sont récemment tendues, sur fond de guerre en Ukraine, de crise de pétrole et de crainte d’un désengagement américain du Moyen-Orient.

« Les défis auxquels nous faisons face aujourd’hui font qu’il est encore plus important que nous passions du temps ensemble », a dit Joe Biden lors d’une rencontre bilatérale avec Mohammed ben Zayed à Jeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, où il conclut sa première tournée au Moyen-Orient.

« Je veux vous inviter solennellement aux Etats-Unis », a déclaré le président américain, précisant qu’il souhaitait recevoir son homologue à Washington au Bureau ovale « avant la fin de cette année ».

Les relations entre Washington et Abou Dhabi ont connu un froid ces derniers mois, les Américains étant accusés par certains observateurs de se désintéresser du Moyen-Orient au profit de l’Asie.

Mais devant plusieurs dirigeants arabes réunis samedi en Arabie saoudite, Joe Biden a promis que les Etats-Unis « ne se détourneront pas » du Moyen-Orient en laissant « un vide que pourraient remplir la Chine, la Russie ou l’Iran ».

L’administration américaine est de son côté échaudée par le refus des pays du Golfe d’augmenter la production de pétrole pour calmer l’envolée des prix sur les marchés mondiaux en raison de la guerre en Ukraine menée depuis février par la Russie.

Présidant alors le Conseil de sécurité de l’ONU, les Emirats arabes unis avaient refusé dans un premier temps de condamner l’invasion russe de l’Ukraine.

Par ailleurs, les Emirats arabes unis, comme l’Arabie saoudite, ont longtemps espéré plus de soutien des Etats-Unis dans leur guerre contre les Houthis au Yémen, ces rebelles étant soutenus par l’Iran. Une trêve est actuellement en vigueur.

Début mars, l’ambassadeur des Emirats aux Etats-Unis, Youssef Al Otaïba, avait estimé que la relation entre Washington et Abou Dhabi était « à l’épreuve » tout en insistant sur la volonté de la relancer sur le long terme.

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