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Contestation sociale en Jordanie: le Premier ministre a démissionné

Hani Mulqi, à la tête du gouvernement depuis mai 2016, était confronté à une vague de colère après des mesures dénoncées par la population contre les hausses de prix et d'impôts

Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi après la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement de Jordanie au palais royal, à Amman, le 1er juin 2016. (Crédit : AFP/Khalil Mazraani)
Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi après la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement de Jordanie au palais royal, à Amman, le 1er juin 2016. (Crédit : AFP/Khalil Mazraani)

Le Premier ministre jordanien Hani Mulqi a démissionné lundi après avoir été pendant plusieurs jours dans la ligne de mire de milliers de Jordaniens qui manifestaient contre sa politique sociale, selon une source gouvernementale.

« Le Premier ministre Hani al Mulqi a présenté cet après-midi sa démission au roi, qui l’a reçu au palais royal à Amman (…) et l’a acceptée », a indiqué cette source sous le couvert de l’anonymat.

Le souverain jordanien a parallèlement désigné le ministre de l’Education, Omar al-Razzaz, pour former un nouveau gouvernement, selon la même source.

M. Mulqi, à la tête du gouvernement depuis mai 2016, est confronté depuis mercredi à une vague de colère après des mesures dénoncées par la population, notamment un projet élargissant l’impôt sur le revenus à des salaires plus modestes et des hausses des prix du carburant et de l’électricité.

Dimanche soir, quelque 5 000 manifestants s’étaient rassemblés devant les bureaux du Premier ministre à Amman, réclamant son départ.

« Ecoute-nous Mulqi, le peuple jordanien ne s’agenouillera pas », ont crié le manifestants, répétant en chœur « le peuple veut la chute du gouvernement ».

Le projet de loi sur les impôts a été présenté sur les recommandations du Fonds monétaire international (FMI). Il prévoit une augmentation d’au moins 5 % des impôts pour les particuliers et impose désormais les personnes ayant un salaire annuel de 8 000 dinars (environ 9 700 euros). Les impôts des entreprises doivent eux augmenter de 20 à 40%.

Le FMI a approuvé en 2016 une ligne de crédit de 723 millions de dollars sur trois ans pour le royaume. En contrepartie, Amman s’est engagée à mettre en place des réformes structurelles et à réduire progressivement sa dette publique à 77 % du PIB d’ici 2021, contre 94 % en 2015.

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