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Contredisant Kerry, le Mossad nie s’opposer à de nouvelles sanctions contre l’Iran

L'agence de renseignement affirme que les propos de son chef ont été mal interprétés par le secrétaire d'Etat américain

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Tamir Pardo (Crédit : Yehoshua Yosef/Flash90)
Tamir Pardo (Crédit : Yehoshua Yosef/Flash90)

Contredisant le secrétaire d’Etat John Kerry, le Mossad, l’agence israélienne de renseignement a démenti jeudi les informations selon lesquelles son chef aurait mis en garde des sénateurs américains contre une proposition de loi qui imposerait des sanctions à l’Iran si les négociations en cours sur le nucléaire ne parviennaient pas à un accord d’ici leur échéance en juin.

L’agence Bloomberg avait écrit mercredi que le chef de l’agence d’espionnage, Tamir Pardo, s’opposait à de nouvelles sanctions et Kerry a également cité les prétendus propos de Pardo.

Mais le Mossad a fait savoir jeudi que la position de Pardo n’avait pas été rapportée avec exactitude.

« Le chef du Mossad Tamir Pardo a rencontré il y a deux jours une délégation de sénateurs américains, à la demande de ceux-ci et avec la permission du Premier ministre », a indiqué l’agence dans un rare communiqué.

« Contrairement à ce qui a été publié, le chef du Mossad n’a pas dit qu’il s’opposait à des sanctions supplémentaires contre l’Iran, il a souligné lors de la réunion extraordinaire l’efficacité des sanctions contre l’Iran qui, pendant quelques années, ont amené l’Iran à la table des négociations ».

Le communiqué a également mentionné que le chef du Mossad Pardo avait dit aux sénateurs qu’il croyait à l’approche « de la carotte et du bâton », mais qu’il n’y avait pas assez de bâtons disponibles en Occident.

« Pardo a affirmé que sans une pression ferme, il ne serait pas possible de réaliser des compromis significatifs, du côté iranien. »

Mercredi, le secrétaire d’Etat Kerry avait dit que « l’un des agents de renseignement israélien les plus gradés » avait averti une délégation du Congrès américain en visite que davantage de sanctions reviendrait à « jeter une grenade dans le processus ».

Le communiqué du Mossad a reconnu que Pardo fait référence à des sanctions comme « lancer une grenade dans le processus », mais que son intention était la description d’une crise temporaire qui conduirait à une reprise des négociations dans le cadre de conditions plus favorables pour l’Occident – et non pas que la grenade éliminerait les chances de négociation un accord.

La déclaration du Mossad a également souligné que Pardo avait exprimé en des termes non équivoques qu’il s’opposait aux termes de l’accord en cours de négociation avec l’Iran, et que celui-ci conduirait à une course aux armements dans la région.

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